Intempéries d’avril 2012 : Sept milliards pour faire face aux besoins de la population

Suite aux intempéries qui ont frappé le pays en avril dernier et causé de nombreux dégâts, les Comores, en partenariat avec les Nations unies et le gouvernement sud-africain, ont organisé une conférence des bailleurs de fonds la semaine dernière en Afrique du sud. Un appel à la solidarité internationale a été lancé à cette occasion. Les Comores auront besoin de quinze millions d’euros pour faire face aux conséquences de ces dérèglements climatiques.

Il faut dire que l’archipel a été touché à des degrés divers. Au total, plus de 67.000 personnes auraient été touchées par les intempéries, selon les statistiques officielles. “La somme d’argent nécessaire pour le plan de rétablissement du pays qui devrait durer neuf mois est relativement minime comparé à des catastrophes situées ailleurs”, a déclaré Sivu Maqungo, directeur du bureau Afrique de l’est au ministère sud-africain des Affaires internationales et de la coopération.

Le coordonnateur résidant des Nations unies aux Comores, Douglas Casson Coutts, a insisté sur le fait que “les Comoriens ne veulent pas d’une aide financière mais veulent acquérir les connaissances nécessaires pour se protéger eux-mêmes d’un nouveau bouleversement éventuel”. Il a ainsi relayé à l’assistance l’appel de cinq maires des villages touchés par la catastrophe. Selon Sivu Maqungo, l’Afrique du sud prévoit d’aider les Comores en partageant ses compétences techniques pour mettre sur pied une stratégie de réduction des risques des catastrophes.

Moroni aurait également sollicité l’aide de l’Université d’Afrique du sud pour développer des capacités de planification à long terme. De son côté, Gary Eilerts, directeur de programme du réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine (Fewsne) de l’Agence des Etats-unis pour le développement international (Usaid), a déclaré que, selon une étude publiée en 2011, l’Océan indien se réchaufferait rapidement, asséchant le continent africain et intensifiant les précipitations sur l’océan et les îles qui s’y trouvent.

La Commission de l’Océan Indien (Coi) s’était ainsi saisie du problème en commandant en juin dernier une série d’études aux consultants Asconit et Pareto (Ap) afin d’évaluer qualitativement les vulnérabilités et les capacités d’adaptation des pays de la Coi aux changements climatiques et de mettre en place une stratégie régionale d’adaptation.

La Coi avait réuni, le 12 juin dernier à Port-Louis à Maurice, ses partenaires techniques et financiers en vue du renforcement du programme régional Risques naturels sur la période 2013-2018. En avril, peu avant la catastrophe des Comores, la Coi et la Plateforme d’intervention régionale pour l’Océan indien de la Croix-rouge française avaient signé un accord régional de partenariat pour la mise en commun de leurs compétences et expériences en matière de prévention et de gestion des risques naturels et des catastrophes.

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