Interdiction de célébrer le réveillon: Kiki désavoué par Azali

Le ministre de l’intérieur Mohamed Daoudou connu sous le surnom de Kiki avait interdit depuis quelques semaines auparavant la célébration du réveillon le 31 décembre. La raison qu’il a avancée et d’on ne peut plus paradoxale: « C’est une fête importée qui n’est pas dans notre tradition » musulmane. 

Fête importée, nous dit-on ?  Paradoxalement, on interdit à la population comorienne de célébrer la fin de l’année civile (le 31 décembre) et pourtant…le 1er janvier du même calendrier grégorien est férié par l’Etat. Cerise sur le gâteau, par la même occasion le président de la République présente ses voeux à la population. Lesquels voeux le chef de l’Etat qualifie de (retenez bien ce passage) « tradition républicaine ».
Décidément le chef du gouvernement et son justicier ministre (il a choisi d’agresser un journaliste au lieu de sasir la justice), chacun voit midi à sa porte. Ce n’est en tout cas pas Kiki qui a raison. Lui qui fait son repos hebdomadaire (comme l’ensemble du pays) le dimanche, ce jour où les chrétiens se rendent à l’église, au lieu de vendredi, jour où les musulmans doivent avoir largement le temps de se préparer pour la grande prière. Il faut apprendre à faire la part des choses. Le repos dominical aux Comores n’a aucune connotation religieuse s’il vous plaît. Tout comme doit l’être la célébration de fin d’année.
MD

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