Interview – Abdoulfatah Said Mohamed : « Le Gouverneur de l’île vient de dépouiller le maire des ses compétences »

fatahou-moroniComores infos – La gestion des ordures ménagères à Moroni demeure un véritable casse-tête. En tant que député de Moroni comment expliquez-vous que depuis des années il n’y a pas eu un projet mise en place pour le ramassage des ordures ?

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Abdoulfatah Said Mohamed – Je pense que le problème de la gestion des déchets des ordures à Moroni n’a jamais été étudié en profondeur. A l’instar des grands villes africaines, ce problème préoccupe tous les acteurs politiques, économiques, de la société civile….Chez nous, la gestion des déchets a pris une tournure politique qui mets compromettant toute initiative visant à trouver des solutions pérennes. Avec l’implication des partenaires au Développement, un accord a été trouvé pour ramasser les ordures, les traiter et en faire usage s’il le faut. Il faut une action concertée et l’implication tout azimuts des décideurs pour qu’afin Moroni, capitale des Comores, ne soit pas une ville poubelle.

Comores infos – Face au silence du maire  et à l’absence de propositions sur cette question de la gestion des déchets, certains observateurs pensent que Laith BEN ALI est devenu un simple collaborateur de Mougni BARAKA. Quel est votre avis ?  

Abdoulfatah Said Mohamed – Le maire n’est pas élu conformément à la loi, il ne peut jouir de toutes ses prérogatives dévolues par la loi portant organisation des communes en Union des Comores. Aujourd’hui, le Gouverneur de l’île vient de dépouiller le maire des ses compétences. Ailleurs, le maire serait obligé de remettre son tablier.

Comores infos – Vous êtes le premier à avoir dénoncé cette situation depuis quelque mois. Avez-vous des propositions pour que Moroni ne soit plus la capitale poubelle des Comores ?

Abdoulfatah Said Mohamed – Oui, les propositions ne manquent pas. Ce qui manque c’est la volonté des décideurs de trouver des solutions pérennes. Lors de l’examen du projet de loi des finances, j’ai proposé d’affecter des sommes avoisinant les 300 000 000 Fc, prélevées dans le chapitre des charges communes pour les affecter au ramassage  et traitements des ordures. Comment peut-on comprendre que les responsables de l’Union et des Iles ne veulent pas se concerter pour trouver des solutions pérennes. Plusieurs protocoles ou conventions ont été signés avec l’implication des nos partenaires au développement, mais la volonté politique est absente.

Propos recueillis  pour Comores Infos

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