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« J’ai, dans la foulée, pris des mesures d’apaisement, en accordant une grâce présidentielle à plusieurs prisonniers »

Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine : Intégralité de l’Intervention de SEM Azali Assoumani, Président de l’Union des Comores sur le rapport du CPS de l’UA (10 février 2020).

Excellence, Monsieur le Président,
Honorable Assistance, Mesdames et Messieurs,

A l’entame de mon intervention, je tiens à vous adresser, Monsieur le Président, mes sincères félicitations pour votre élection à la tête de notre Organisation et à vous assurer de mon soutien et de la collaboration de mon pays.

Je salue le choix porté sur le thème de notre Sommet, car les armes ont fait, assez de mal, à l’Afrique et aux Africains.
Si nous voulons que l’Afrique intègre l’ère du développement, il est temps de faire taire les armes.

Les armes se tairont si nous renonçons à leur usage, et si, au lieu des guerres, nous décidons de contenir nos egos, de considérer la valeur de chaque vie perdue, de nous parler, de nous tendre la main, et de faire la paix.

La paix et la sécurité n’ont pas de prix. Elles constituent les piliers de la stabilité et sont le socle de tout développement. Elles s’installent durablement par le renforcement des institutions.

Je rends hommage aux efforts inlassables déployés par notre Organisation, et en particulier le Conseil Paix et Sécurité et son Commissaire Monsieur Ismael Chergui, pour circonscrire et limiter les foyers de tension en Afrique, et pour la réussite des transitions démocratiques.

Monsieur le Président,

J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt le rapport sur l’état de la paix et de la sécurité en Afrique, notamment les paragraphes 50 à 58 sur la situation politique aux Comores.

Je remercie l’Union Africaine, pour l’appui précieux apporté à mon pays, depuis 2002.

Mon pays poursuit, depuis une vingtaine d’années, son processus démocratique et, a organisé, avec succès, trois alternances politiques, pacifiques, à la tète de l’Etat entre pouvoir et Opposition.

Les élections Présidentielles et des Gouverneurs anticipées, tenues en mars 2019, ainsi que les élections législatives et communales en cours, confortent cet élan démocratique.

Contrairement à ce qui est inscrit au paragraphe 47 du présent rapport, les processus électoraux dans mon pays n’ont jamais occasionné des pertes en vies humaines.

La Communauté Internationale a pu, à travers ses missions d’observation, noter le climat de paix et de sécurité qui a toujours prévalu dans le pays, durant ces scrutins majeurs.

Monsieur le Président,

Pour renforcer et consolider la cohésion sociale, j’ai pris l’engagement, le jour de mon investiture, de lancer le dialogue inclusif avec tous les acteurs politiques de mon pays.

J’ai, dans la foulée, pris des mesures d’apaisement, en accordant une grâce présidentielle à plusieurs prisonniers, y compris de droit commun.

Aussi, voudrais-je porter à la connaissance de cette auguste assemblée que dans mon pays, il n’y a pas de prisonniers politiques.

Je vous remercie, monsieur le président, de bien vouloir veiller à ce que ces observations soient prises en compte dans le rapport final et dans les projets de décisions.

Je vous remercie.

Beit-salam

2 commentaires sur « J’ai, dans la foulée, pris des mesures d’apaisement, en accordant une grâce présidentielle à plusieurs prisonniers »

  1. POUAH ! Quels mensonges ! Quelle honte ! Comment peut-on écrire de telles absurdités et tenir un tel discours devant une assemblée de nations ? C’est à mourir de honte !

  2. Ne prenez pas les Anjouanaises et Anjouanais comme des cons meme si vous avez tué l’ ex- Président AHMED ABDALLAH SAMBI , alors à Anjouan a plusieurs SAMBI, mais ce que nous savons l’ OUA actuelle est présidée par les DICTATEURS

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