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«J’ai été violée sexuellement mais ma mère n’a pas voulu porter plainte ni dénoncer l’agresseur qui m’a volé ma vie»

C’est l’histoire du jour. Elle s’appelle Aidat. Elle a 23 ans, styliste comorienne habitant en France. Elle a révélé l’horreur qu’elle a subie à l’âge de 8 ans quand elle était aux Comores. Elle devait avoir une belle enfance dans la chaleur familiale mais elle a été gâchée par un fléau, un mal qui ronge notre communauté : c’est le viol sexuel des mineures. Elle raconte qu’elle a été victime de plusieurs viols et agressions sexuels par des hommes différents. Son témoignage glaçant à visage decouvert a suscité l’émotion. Elle pense que son témoignage permettra non seulement à libérer la parole des jeunes filles souvent murées dans le silnece à dénoncer les auteurs des viols et de pédophiles mais aussi aux parents de croire en la parole de leurs enfants.

«Après 16 ans de silence, je decide enfin de parler de mon histoire qui remonte en 2004 lorsque j’avais 8 ans. La première fois, j’ai été d’abord agressée sexuellement par mon maitre coranique à plusieurs reprises. Ensuite, une autre personne, un monsieur de 25 ans m’a aussi agrippée et jetée parterre dans la même école où il m’a léché et abusé de moi. La troisième fois, c’était une autre personne, notre domestique qui s’est jetée sur moi un bon matin et a commencé à me pénétrer mes fesses avant d’abuser de moi. Cette même personne qui a profité de l’absence de ma mère m’a même promis de m’acheter des bombons si je ne disais rien à ma mère qui n’a pas voulu d’ailleurs porter plainte contre les auteurs car ç’aurait discrédité la réputation de l’établissement», a-t-déclaré.

Son histoire est loin d’être un cas unique dans un pays musulman confronté aux barrières religieuses et traditionnelles, où la justice n’est pas rendue à sa hauteur. Sa situation est le reflet de plusieurs enfants et de jeunes filles violées chaque année aux Comores sans que la justice ne leur soit rendue. «Je veux montrer l’exemple aux jeunes filles victimes d’abus et d’atouchement sexuls qu’elles ne sont pas les seules. On doit se mobiliser pour que ce genre de crime ne se reproduise plus», insiste-elle. Avant de préciser cependant que, c’est grâce à une thérapie d’un (1) an auprès d’un psychologue qu’elle a pu retrouver le goût de la vie. «J’implore Dieu de me rendre justice en punissant sévèrement les peronnes qui m’ont fait du mal et volé sa vie. Si un enfant vous dit qu’il est victime, croyez en lui et en sa parole», a-t-elle conclu.

Par CLC

La Rédaction

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