« Je commence par avouer que j’étais idéaliste dans ma compréhension et mon adhésion au projet d’assises nationales »

Opinion libre

Encore une fois sur les assises

D’emblée je commence par avouer que j’étais idéaliste dans ma compréhension et mon adhésion au projet d’assises nationales. Non pas en raison des suspicions, stratégies et autres passe-d’armes observés par-ci et par-là, mais parce que je croyais sincèrement que ça allait être un moment où les Comoriens que nous sommes allaient revisiter sereinement notre Histoire récente pour tirer cette sève nourricière vers un bond en avant vers un certain stade de l’émergence.Je me dois d’accepter que nous n’apparaissons pas suffisamment mures pour cela. Mon impression c’est qu’un voyeurisme de mauvaise aloi l’emporte sur une recherche exigeante de la vérité. Un consensus à la fois malsain qu’irresponsable veut que le malheur de ce pays tient presque exclusivement à ses gouvernants de différents échelons. Ce serait trop simple.

Je vais paraphraser cette grande révolutionnaire allemande qu’est Rosa Luxemburg pour dire qu’il arrive à l’aigle de voler plus bas que la poule mais jamais la poule n’atteint les hauteurs de prédilection de l’aigle.J’éprouve beaucoup d’admiration pour feu Président Abdallah que j’ai pourtant combattu plusieurs années durant au péril de ma vie. Les mercenaires mêmes ont éprouvé de l’admiration pour notre vaillant engagement patriotique. J’en prends  preuve cette exclamation du capitaine Laurent au cours de mon interrogatoire à Kandaani :  » il doit être un sacré bonhomme ce Moustoifa Chekh ! « . Tout ça pour nous dire qu’il nous faut de la mesure dans la manière d’examiner les situations.En 1985, une bandérole a été hissée au cours d’une manifestation des partisans du régime pour reclamer à ce qu’on nous passe par les armes suite aux evenements de Mars 85. Et pourtant nous avons toujours été disposés à oeuvrer avec eux pour un meilleur devenir de notre pays.

Il y aurait beaucoup à dire contre les Comoriens que nous sommes , toutes catégories confondues, pour espérer laver le linge sale en famille. Mais malheureusement pour nous et notre pays, ça va être laisser au travail des historiens. Et encore ? Car dans ce climat de voyeurisme ambiant et non de curiosité bienveillante, certains dépositaires de l’Histoire de notre nation que sont les Said Hassane Said Hachim, Said Hilal, Salim Himidi, Mouzawar Abdallah, Chaher ben Said Massond et bien d’autres dont une bonne frange de ma génération emporteront leurs salutaires confidences outre-tombe comme l’ont été leurs prédécesseurs. Quel dommage et quel gâchis pour l’Histoire.

Soefo Aboudou 

1 commentaire sur « Je commence par avouer que j’étais idéaliste dans ma compréhension et mon adhésion au projet d’assises nationales »

  1. Tout ce qui reste pour cet individu de A.S c’est nous rappeler son militantisme des années 80, il a combattu les mercenaires!
    On s’en fou!!!
    Qu’il sache que Pétin était un héro de la première guerre mondiale et traître de la deuxième.
    Ne nous dit pas d’où vous venez, dites nous qui vous êtes!
    M

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