« Je n’ai jamais tapé des portes pour  des postes, et ce n’est pas aujourd’hui que je vais le faire »

L’ancien ministre de l’intérieur  et ancien  candidat à l’élection  2016  sous la vice-présidence de Mamadou, Houmed Msaidié nous a accordé une interview  exclusive. L’homme fort de l’opposition  parle ici des sujets d’actualité,  notamment les 100 premiers jours d’Azali et  le devenir de l’opposition entre autres.
           

question: Quel bilan faites – vous aux premiers 100 jours d’Azali ?
En tout d’état de cause, lors de l’ouverture du président, il n’avait pas annoncé  des mesures prioritaires urgentes, il s’est engagé à résoudre un certain nombre de question, cruciale tels que l’énergie, dans le sens le  plus large de l’électricité, de l’eau et les problèmes des routes (…). Bien sur dans 100 jours, on ne règle pas ses problèmes là. Maintenant, il y a certain nombre de mesures qui ont été prises et qui me semble aller dans des bonnes directions tels que la baisse du prix du carburant même si l’effet s’est dilué au vu du trafic destiné aujourd’hui. Ainsi l’exagération qui consiste chaque fois que le président par à l’extérieur ou revient toute l’administration publique se déplace à l’aéroport. Sinon les autres mesures sont intimement liées  à la continuité de l’Etat. Et d’ailleurs on cite souvent les prix des denrées de première nécessité et je crois que le président lui – même l’adit dans un discours que cela n’est pas une nouveauté mais à chaque mois de ramadan le gouvernement essaye de contrôler les prix                


question: Lors de sa première conférence de presse,  le président  Azali avait déclaré que l’opposition est presque inexistante ou endormi,  que répondrez – vous  à ces allégations?
Le président sait que l’opposition existe, puisqu’il n’était pas seul candidat aux élections, il  y avait d’autres candidats. Seulement on a préféré faire ce qu’on fait souvent  justement attendre  ne pas gêner l’action du gouvernement pendant  les premiers100 jours c’est tout. Mais il est allé aux élections avec des adversaires, moi j’ai participé à ces élections.  Une opposition du gouvernement existe  bel et bien, tout le monde le sait. Personnellement j’ai pensé qu’il blaguait.
question: On sait que Azali est voté à 41%, donc, il y a 60 %  qui constitue l’opposition, est – ce que selon vous, il  y a un partage du pouvoir du nouveau gouvernement ?
(Rire) … Tout pouvoir cherche à maintenir la stabilité politique et je suis convaincu que c’est un  objectif dans la tête du président de la République mais dans les faits, (il se répète), je vois que tout est  fait justement pour que cette stabilité soit érodée puisque les nominations qui soient effectués au jour au jour émanent d’un seul camp. Ceux qui étaient là,  on  les pousse à la porte, ceux qui sont alliés  au président pour gagner ces élections ne sont pas pris  en considération. Donc il est entrain de bétonner son propre parti. Je ne sais pas si cela suffira à  garantir une stabilité politique. Au contraire c’est un facteur important d’instabilité politique. L’objectif c’est la stabilité,  mais les actes concourent à l’instabilité. 
Justement où en  est avec la mouvance  et les leaders  qui ont soutenu Mamadou et Cie, avez – vous un projet en commun ?

On a sorti un communiqué récemment, et personne n’a démenti sur ce   communiqué, donc il n’a rien à s’inquiéter sur la mouvance, l’opposition travaille … (il ne termine sa phrase) et bien sur on va se rencontrer  pour faire le point sur la situation du pays, de l’opposition entant que telle et probablement faire des propositions et nous pensons aller à Anjouan faire des assisses par rapport à la situation nationale    
question: Selon, les analyses  sorties  dans les journaux, plusieurs partis politiques  y compris Radhi sont appelés  à disparaitre, êtes-  vous d’accords avec ces jugements ?
Oui, Il  y a une loi qui était approuvé  par tout le monde  qui pose certain nombre de critère  pour être un parti légalement qui pourra accepter. Comme avoir  quatre députés, au moins un par île,  deux conseillers au moins dans chaque assemblée de l’île et avoir au moins 5% dans une élection nationale. Etant donné que j’ai été vice- président du candidat Mohamed Ali Soilihi, j’estime jusqu’à preuve  contraire que cette loi ne s’applique à nous Radhi, puisque le candidat Mamadou a fait 39%. Donc organiquement nous faisons parti de  cette candidature car j’ai signé un contrat. Maintenant si le juge constitutionnel qu’on interrogera dit le contraire et bien on appliquera la loi. Il y a quand même d’autre  disposition de la cour constitutionnelle et la loi, qui prônent  le regroupement et bien on ira faire le regroupement avec  notre coalition politique.           
question: Une  crise qui règne au sein de l’exécutif de Ngazidja et le Conseil de l’île, ces derniers jours  fait couler beaucoup d’encre et de salives, quel est votre commentaire ?

 

Ecoutez ! J’ai été  très surpris d’attendre que le gouverneur de l’île  disait  qu’il peut gouverner pendant 5 ans sans le Conseil de l’île. Car le gouverner Hassani Hamadi est un homme de grand culture, il a déjà était président du conseil de  l’île. Il sait tres bien que les deux institutions intimement liés de l’ile, sont l’exécutif  et le conseil. Et  dire qui  peut gouverner sans le conseil, c’est grave ce qu’il se déplace en dictateur. Mais je pensais que c’est un mot qui lui a échappé et qu’il va rectifier et qui fera tout pour s’attendre avec le conseil de l’île.  Comment va-t-il gouverner sans le conseil de l’ile alors c’est le conseil qui vote le budget. je  ne pense pas. 
question: Des rumeurs circulent  d’ici et là, que Houmed Mssaidié est entrain de taper toutes les portes pour rentrer  au  nouveau gouvernement …. 
(Sans me laisser  terminer ma question)  Je n’ai jamais tapé des portes personnellement, moi Houmed Mssaidié, depuis que je fais la politique aux Comores je n’ai jamais tapé des portes, je suis désolé et ce n’est pas aujourd’hui que je vais le faire. J’ai eu un moment donné à avoir des alliances politiques qui sont nées  dans des contextes bien clairs. Ceux qu’ils disent, me connaissent bien sur, ils veulent polémiquer et ça n’engage qu’eux,  ils pourront continuer  à polémiquer d’autant plus que je suis un démocrate convaincu depuis que je suis retourné aux Comores en  1991 et je me suis présenté en 1992 dans  des élections législatives, puis 1993, 2002, 2007 et 2016 et à chaque fois que je me présente dans des élections j’ai suffisamment des électeurs, qui se prononcent sur mon nom , je ne fais pas de la politique pour frapper des portes mais je fais de la politique pour recueillir des suffrage universel      
question: Avez – vous un message particulier ? 
Je continue à  dire que le  gouvernement doit respecter les textes législatifs et ne pas continuer à violer ses textes surtout ceux qui leur demande de violer ses textes, se sont les mêmes qui ont aidé  à leur rédaction et à leur adoption. C’est entrainé dans notre pays, une  spirale que de continuer à violer les textes législatifs, la  bonne gouvernance commence d’abord par le respect des textes législatifs. Si on n’en veut pas, cet octobre à l’Assemblée nationale,  on peut changer  tous les textes qu’on veut, pourvu que  cela  aille de l’intérêt général. Mais continuer à violer et à se battre pour maintenir le vieux de ses textes, me parait aventureux et dangereux pour le pays.
Propos recueillis par El-Badaoui Bacri

4 commentaires sur « Je n’ai jamais tapé des portes pour  des postes, et ce n’est pas aujourd’hui que je vais le faire »

  1. on a toujours à dire quand as au pouvoir , Monsieur le Minnitre Msaidié dit qu’il n’ a jamais tapé des porte pour un poste , ce pas vrai telemment qu’il a soif du pouvoir , il est pret d’aller occupé un poste si Azali lui propose , il est capable d’oublier ce qu’il a dit pendant la campagne cotre imama AZALI , il est possible que le prochai gouvernoment Monsieur Houmed Msaidié fera parti

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