« Je suis anti Mamadou, et je connais Houmed. Que je dois faire ? »

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Opinion libre:

Cher Houmed,

Méconnaître le choix d’un peuple, c’est détruire un pays tout entier. Un jour tu me disais ceci « Est-ce que réellement ces gens qui habitent à l’hexagone  aiment vraiment leur pays, j’en doute ». Ce jour là, en me disant ça, tu te plaçais au coté des gens qui aiment les Comores.
Ma question est : Dérober les voix du peuple, est ce aimer son pays ? Je crois que non. Ce n’est pas aimer son pays.

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En effet, je tiens à rappeler  cette célèbre citation : « Le néant n’est pas le rien ou l’absolu rien. L’idée de néant c’est juste l’effet d’une attente déçue ». Au travers de cette  citation, le mot « Attente » dégage une portée considérable. Avec comme  conséquence, soit la satisfaction, soit la déception.  Mais avant toute chose, tu me permets, au préalable, de rappeler quelques événements que je considère nécessaire.

Je t’ai connu de près, il y a à peine 2 ans. Lorsque tu avais initié l’idée de créer le parti RADHI. Je m’étais mis en contacte avec toi.  Je prenais, le cas échéant, tes défenses lorsque certaines personnes te venaient en attaque. Pour moi, je n’admettais pas l’idée que tu sois anti développement de notre pays. Pour moi, tu étais parmi tant  d’autres que je considérais comme homme politique de la situation. J’étais au départ satisfait de tes concepts démocratiques. (lorsque par exemple tu as claqué les portes au CRC au motif qu’ AZALI ne voulait pas respecter l’état de droit ).  Pour moi, et sans aucune hésitation, je devrais prendre ta défense.

Quelques mois, plu tard, tu es rentré dans le gouvernement. Bien, dans la politique, rien n’est interdit. Un moment donné, moi et toi (après te l’avoir proposé) avions mis d’accord l’idée que je vienne te rejoindre pour travailler au coté de tes services. Pour moi, c’était l’occasion d’aller travailler au coté de la personne qui n’admettait pas qu’on méconnaisse les valeurs que représente un état de droit. Travaillé à coté de toi car, et sous mes yeux, tu étais celui qui pourrais, ne serait ce, défendre les valeurs et libertés de toute une Nation. Finalement, je ne suis pas venu (Pas nécessaire de dire le pourquoi, ce n’est pas utile). Mais on y restait toujours en relation.

Un beau jour, j’étais à l’ambassade des Comores à Paris, un de tes proches me jurait que tu allais devenir le colistier de Mamadou. Au départ, je n’y croyais pas. Je n’étais pas le seul d’ailleurs. Trois jours après, chose réalisée. Tu es devenu le colistier de Mamadou. De toute manière, en politique, rien n’interdit. Ce sont les aléas de la politique. J’ai appris une chose que faire de la politique c’est devenir un caméléon. C’est-à-dire être rouge le matin et jaune l’après midi. Et bien ce n’est pas faux.

Dès l’instant où tu es devenu colistier de Mamadou, je me disais ce que j’allais faire. Je suis anti Mamadou, et je connais Houmed. Que je dois faire ? Pendant toute la campagne, je n’ai pas cité en aucun moment ton nom, ni voire te dénigrer.

Mais aujourd’hui, et à l’heure actuelle où j’écris ces mots, je me trouve dans l’obligation de citer ton nom. Te dire que « Le néant c’est l’effet d’une attente déçue ». Je suis déçue par tes ambitions de violer l’état de droit. De vouloir toujours être au pouvoir non pas par voie légale mais par voie frauduleuse.

Méconnaître le choix d’un peuple, c’est détruire un pays tout entier. Un jour tu me disais ceci « Est-ce que réellement ces gens qui habitent à l’hexagone  aiment réellement les Comores, j’en doute ». Ce jour là, en me disant ça, tu te plaçais au coté des gens qui aiment les Comores.
Ma question est : Dérober les voix du peuple, est ce aimer son pays ? Je crois que non.

Violer le choix du peuple c’est trahir  l’avenir de tout un peuple, de la nouvelle génération. On ne peut pas continuer à vivre dans la méconnaissance des principes et valeurs garanties par notre norme suprême, qui est notre constitution. La souveraineté appartient au peuple comme disait l’adage. Manipuler le choix du peuple c’est aussi apporter atteinte à la souveraineté populaire.

Je sais que tu vas me lire. Et je n’écris pas ça pour te dénigrer. Je t’ai écris pour te rappeler ce que moi et beaucoup de mes compatriotes attendent de ces élections. C’est-à-dire une élection transparente et sans aucune violation.
Dois-je rêver ça ? L’avenir nous le dira…

En attendant, je me place au coté de ceux qui contestent ces résultats. Et pourvu que la cour constitutionnelle invalide…

Que Le seigneur vienne en aide à la Nation.

Yhoulam Athoumane

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