Jeun du Swahamwedja : Les prix ont-ils grimpé dans les marchés de la capitale ?

Ce mercredi, les comoriens feront le jeûne communément appelé Soiha Mwidja. Après un tour aux différents marchés de Moroni, remplir le panier de la ménagère pour les préparatifs de la rupture du jeûne va être compliqué. Exemple, 7 régimes de banane pour 1000 Fc et un kilo de poisson à 2000 Fc.

Les deux marchés de Moroni ont été abondamment envahis, plus que d’habitude hier mardi. Chaque comorien s’y précipite pour faire son bazar afin de mieux se préparer pour le jeun d’aujourd’hui. Cependant les deux marchés se distinguent par la forte fréquentation, mais les produits affichent les même prix. Ainsi Halouwa Mzé de Mbadjini, vendeuse des bananes au petit marché, affirme par cette occasion que les prix n’ont pas augmenté pour le jeûne de ce mercredi. « Depuis un mois, le régime de 7 bananes s’achète à 1000 Kmf. Aujourd’hui, je le vends au même prix. Et je suis certaine que mes sœurs vendeuses appliquent les mêmes prix que moi ». Et d’ajouter que « notre objectif ici n’est pas l’usure. Mais faciliter la vie de nos clients par rapport aux prix des fruits et légumes surtout pour le jeûne de demain ». Aussitôt après Halouwa, Athimar Omar, une cliente trouvée sur place confirme les propos de la vendeuse.

Par ailleurs le manioc, les taros sont vendus hier pour 1000 kmf au petit marché. Quant à la viande, les prix varient entre 1550 fc et 2500 fc. Oumouri, un boucher au petit marché de Moroni explique la distinction des prix. « Il existe beaucoup de qualités de viande. Donc elles ne peuvent pas se vendre au même prix. La bonne qualité peut s’acheter à 2250 à 2500 fc tandis que la mauvaise qualité s’achète à 1500 fc », montre-t-il. En effet ces prix de la viande au petit marché ont été conformes à ceux du marché de Volo Volo, le grand marché de la capitale.

Il était plus que surprenant de savoir que le poisson peut se vendre au même prix que la viande. Le kilo de thon rouge coûtait 2000 fc. Et ce prix était invariable pour les deux marchés. « Nous savons très bien que dépecer un bœuf est très leste que de s’aventurer à la mer. Alors pourquoi s’étonner si les poissons coûtent plus cher que la viande, s’est irrité Bourra, un vendeur ambulant au petit marché de Moroni. Sans profiter du jeun de demain, je compte vendre désormais mon poisson à ce prix. Evidemment, celui qui aura besoin, va acheter et tant pis pour celui qui ne s’en contentera pas ». Ainsi pour les deux marchés, tout ce qui est végétal était abordable hier au marché de Moroni. Toutefois, on ignore comment les marchés vont se réveiller ce mercredi, en ce jour de jeûne.

Nassuf Ben Amad / LGDC

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