Jioi 2019:Investir dans le sport pour la santé

Lorsque j’étais jeune, il y a bien longtemps, les Comores appartenaient encore à la France, j’ai souvent entendu le slogan suivant de la bouche de mes professeurs : Le sport, c’est la santé.

Les Comores doivent organiser les jeux des îles de l’océan indien en 2019. Dans deux mois, les dirigeants de ce pays très pauvre vont devoir convaincre les représentants du CIJ (instance qui s’occupe, gère … les jeux qui ont lieu tous les quatre ans et regroupant les îles Comores, Madagascar, Maldives, Maurice, Seychelles et Réunion) qu’ils sont capables de recevoir deux milles sportifs et organiser des compétitions pendant une dizaine de jours.

Pour le moment, et pour toute personne raisonnable, l’organisation de ces jeux par les Comores reste un vœu pieux. Et nous savons tous qu’aucune divinité ne viendra construire toutes les installations nécessaires et obligatoires pour que les jeux puissent se dérouler correctement. Alors, que fait-on ? On attend, on parle, les jours passent, l’échéance arrive et les jeux de 2019 sont confiés aux Maldives. Et si le scénario est celui que je viens de décrire, on parlera encore et toujours et cela continuera ainsi et les Comores restent dans le sous-développement et. On poursuit nos palabres.

Une autre solution à tenter serait d’inverser le raisonnement sur l’utilisation des aides que ce pays a reçues jusqu’ici. Le slogan cité ci-dessus (Le sport c’est la santé), pourrait nous donner un coup de main. On expliquerait aux dirigeants des pays qui voudraient nous aider : les Comores ont bénéficié de sommes d’argent astronomiques pour construire des hôpitaux et quelques mois ou quelques années plus tard, ces établissements étaient délabrés. Certains n’ont jamais fonctionné pour différentes raisons que nous n’allons pas détailler ici.

image

Les hôpitaux servent pour des personnes qui sont déjà malades et il y en a beaucoup aux Comores et comme le sport c’est la santé, nous vous demandons de nous aider pour construire des enceintes sportives diversifiées. Ainsi , on diminue les besoins en soin par la prévention des maladies et des affections. J’admets que l’argument est un peu sec, mais, les comoriens doivent s’engager à promouvoir sérieusement la pratique d’une multitude d’activités sportives par les comoriennes et les comoriens, surtout par les jeunes.

Peut-être que je rêve et pourquoi n’aurait-on pas le droit de rêver ? Une réalité reste que pour l’organisation des jeux olympiques d’été ou d’hiver, de différentes coupes du monde etc, les sommes d’argent utilisées sont tellement immenses que je peux espérer que des dirigeants de pays plus riches ou des millionnaires aideront les jeunes comoriens dans l’espoir de vivre avec une meilleure santé.

Mohamed Soidriddine

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*