Jour de l’an musulman 1438 : Renforcer les écoles coraniques pour la «préservation» de l’éducation islamique

Par Nassila Ben Ali

La fête du jour de l’an du calendrier musulman a été célébrée hier lundi 3 octobre. A Moroni, comme à l’accoutumée, la prière «pour implorer la protection de Dieu» s’est déroulée dans la mosquée de la place Badjanani, en présence du vice-président en charge de l’Economie et assurant l’intérim du président de la République, Djaffar Ahmed, l’ex-président de l’Union, Ikililou Dhoinine et plusieurs autres dignitaires.

Après la lecture de la sourate Yasin et autres duans (prières), fundi Ahmed Aboubacar dit Mughalid s’est adressé à l’assistance pour présenter la signification de cette journée, «une date très importante qui mérite l’attention de tous les musulmans», a-t-il dit, rappelant l’événement de l’hégire, le départ du prophète de l’Islam de la Mecque vers Médine en 622 après Jésus Chris.

Le prêcheur de la mosquée Al-qasimy de Moroni s’est également penché sur la question des écoles coraniques et de l’éducation arabo-islamique aux Comores qui serait en recul. «Les enfants ne vont plus à l’école coranique comme avant, les mosquées sont désertées, les parents fuient leur part de responsabilités et le gouvernement fait la sourde oreille «, regrette Fundi Moughalid qui appelle tout le monde à protéger cette religion qui, selon lui, a fait des îles Comores un pays fraternel et paisible. 
Pour sa part, Mohamed Housseine Dahalane, un autre prêcheur de Moroni, rencontré à l’issue de la prière, après avoir souhaité une bonne fête à tous les Comoriens et que «le terrorisme qui se camoufle sous le visage d’un islam intégriste soit banni de toutes les communautés musulmanes».

 

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Il a, lui aussi, insisté sur l’importance des écoles coraniques «à la comorienne» ou «payalashiyo» qui, selon lui, «jouent un grand rôle dans la préservation de notre religion, l’acquisition des bases religieuses et l’éducation arabo-islamique». Il appellera tout le monde à envoyer son enfant dans un payalashiyo.
Comme chaque année, des écoliers et écolières de près de soixante six madaris s’étaient retrouvés Place de l’indépendance à Moroni avant d’organiser des défilés sur des axes de la ville.

A cette occasion, le président de l’Association des écoles coraniques de Moroni, Aboubacar M’madi Mnamdji, a adressé ses félicitations à tous les Musulmans de la terre, notamment aux Comoriens. Il a appelé le gouvernement à une «réflexion approfondie pour la préservation des écoles coraniques «base de la religion». Selon lui, c’est le rempart le plus efficace pour éviter aux jeunes Comoriens de «succomber aux tentations de nouveaux courants religieux susceptibles de troubler la paix qui a toujours régné dans les îles», conclura-t-il.

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