Journée des talents comoriens : Arnaud Assoumani, un modèle comorien

 

La journée des talents comoriens dédiée à Arnaud Assoumani, champion paralympique s’est déroulée vendredi dernier au restaurant à Le Select dans une ambiance bon enfant et festive. C’est ce qu’on peut dire de cette journée initiée par Saïd Abdallah Mchangaman et qui n’est pas à sa première édition. Mahamoud Keldi, architecte et Mohamed Bakri Assoumani, docteur en sciences de l’alimentation, entre autres, ont été distingués à l’issue de précédentes éditions.

L’assistance a vécu au restaurant le Select un événement unique de voir Assoumani se confier. “Vous aurez le privilège de vivre le parcours de ce jeune athlète hors pairs. Arnaud va parler de lui et vous aurez le droit de lui poser quelques questions“, avait déclaré Saïd Abdallah Mchangama pour expliquer le principe de la journée.

“Le but de la fête est d’honorer ce quadruple médaillé paralympique comme tant d’autres hautes personnalités qui servent de modèle à la nouvelle génération nationale“, devait-il préciser avant de laisser le micro à Benjamin Rassat, le réalisateur qui accompagne Arnaud Assoumani pour la réalisation d’un documentaire sur le champion. Le promoteur de l’événement a expliqué à l’assistance que son objectif était de faire connaitre les talents comoriens notamment des Comoriens installés à l’Etranger.

“Comme tout autre pays, les Comores ont besoin d’un modèle et Arnaud Assoumani en est un“, résume-t-il. Lors de son allocution, Rassat a comparé la carrière sportive d’Arnaud à son ascension au mont Karthala en compagnie de Renaud Georgeault, cadreur professionnel. “Nous sommes à la fin du tournage, il y aurait beaucoup de façon de présenter cette aventure“, dit le réalisateur avant de décider de le présenter ainsi : “nous venons d’arriver de notre ascension vers le volcan Karthala.

Je suis Arnaud depuis deux ans et je peux avouer qu’il vit des pires moments de découragement et d’autres où il retrouve le sourire“. Il y a un an, Arnaud s’est fixé comme objectif de réussir 8.20m pour espérer représenter la France aux Jeux olympique de Londres, “mais ce ne fut pas le cas“, rappelle Rassat. “En arrivant aux Comores, il nous fallu plusieurs heures pour arriver au sommer du Karthala.

Pendant neuf mois, Arnaud s’est préparé pour participer à Londres avec les valides comme il croyait toujours visiter le Karthala. Aux paralympiques, il vise l’or tout comme son envie de découvrir le Karthala aux Comores. Je voudrais lui rappeler que le Karthala n’est pas Londres mais Rio (La ville hôte des prochains paralympique de 2016, Ndlr). Puis sous les ovations des invités, amis et autres membres de la famille Assoumani, Rassat cède le micro au personnage principal de son film. Arnaud, avec ce sourire qui ne le quitte jamais, a largement parlé de sa carrière, son parcours, son handicap, ses objectifs sportifs, ses exploits et ses déceptions.

“Je ris aujourd’hui en parlant de tout ça mais sur un tartan, je ris jamais notamment à Londres“, a lancé le champion paralympique, Pékin 2008. “J’ai planifié mon voyage pour mon pays, les Comores depuis un an. Et Rassat et Arnaud en ont profité pour finaliser leur film sur moi”. Après avoir visité le volcan Karthal, Assoumani tient toujours à avoir le minima qui lui permettra de se représenter dans quatre ans le drapeau tricolore à Rio parmi les valides.

“Oscar Pistorius, le Sud-africain, l’a fait cette année avec son équipe nationale en participant aux Jo et aux paralympiques. Je veux faire pareil en 2016”, avance le champion de France junior de saut en longueur. A son arrivée aux Comores, Arnaud a avoué qu’il ne s’attendait pas à l’accueil qui lui a été réservé.

“Tout ce que je vis ici m’affecte. Je n’ai jamais été accueilli de cette façon en France. Je suis fier d’être comorien et fier également de vivre cette expérience. Et je vais revenir plus souvent et je voudrais remercier le peuple comorien pour ce moment que je vis, que l’ont vit avec l’ascension au Karthala“. Après cette journée à son honneur, Assoumani est accueilli samedi à Mitsudje, ville d’origine avec Tsembehu à Ndzuwani de son père, après avoir été décoré au Palais Beit-Salam par le gouvernement comorien.

Elie-Dine Djouma

 

Source: Alwatwan

 

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