Journées d’affaires Comores-Maurice : Les bailleurs comoriens n’ont pas répondu présent

L’Union des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture (Uccia) et l’organisation “Entreprise Mauritius” organisent une rencontre de quatre jours qui a débuté hier, entre les opérateurs comoriens et les opérateurs mauriciens, à l’hôtel Retaj dans le but de redynamiser la coopération et les échanges commerciaux entre les deux pays.
 
“Cette coopération formelle lancée par l’Uccia et Entreprise Mauritius a permis à plusieurs entreprises comoriennes de découvrir les opportunités économiques et commerciales de Maurice à travers les grands rendez-vous commerciaux que sont les célèbres Maitex.
Cette fois, c’est au tour de nos amis mauriciens, de venir explorer les opportunités d’affaires et de partenariat commercial et se familiariser avec l’environnement des affaires aux Comores” avance le président de l’Uccia, Ahmed Bazi, qui estime que les conditions de promotion des échanges économiques entre nos deux pays n’ont jamais été aussi favorables.

Pour le chef de la délégation mauricienne  Oumesh Prithipaul, c’est la première fois qu’une forte délégation d’entrepreneurs mauriciens a fait le déplacement. Celle-ci comprend des représentants de divers secteurs dont l’habillement, l’agro-alimentaire, l’ingénierie, l’industrie et autres.
Oumesh Prithipaul indique que le but principal de leur visite est de resserrer les liens qui existent et consolider les échanges commerciaux entre les deux pays. Il rappelle que lors de la visite du président de l’Union des Comores à Maurice, plusieurs accords ont été signés notamment entre l’Uccia et la Chambre de commerce de Maurice. Il citera en outre, un mémorandum d’entente entre les ministres de la Santé des deux pays, sur l’évacuation sanitaire, mais aussi sur le transfert des prisonniers.
Contraintes financières
Si les Mauriciens se sont déplacés en nombre, 23 opérateurs et 2 institutionnels, du côté comorien, les opérateurs n’ont pas été nombreux à cette rencontre.

Le président de la nouvelle Opaco Mahamoudou Ali Mohamed soutient que ces opérateurs ont amené des produits pour voir comment les lancer dans notre pays, cela sous entend que nous sommes un grand marché, seulement le profit ne doit pas rester à la partie mauricienne.
Il pense que “les opérateurs comoriens estiment qu’il ne va pas y avoir un partage ou transfert de compétence, c’est pour cela qu’ils ne sont pas venus” soutient-t-il. Pour lui, les opérateurs comoriens optent pour la redynamisation de la coopération et des échanges commerciaux, mais sont confrontés à des contraintes financières.
Le président de la nouvelle Opaco dit recevoir dans son bureau, des jeunes porteurs de projets ambitieux, bien ficelés, mais qui sont coincés car il n’y a aucune banque ou une société d’investissement qui les accompagne.
Plan de 470 milliards de francs
“Nous aimerions beaucoup travailler avec ces investisseurs et opérateurs, mais nous sommes limités vu le manque de moyens financiers. Ces opérateurs sont venus nous montrer leurs produits et expériences et voir comment nous pourront coopérer, mais nous sommes toujours en retrait”, regrette-t-il.

Pour sa part, le vice-président en charge de l’Economie Djaffar Ahmed Saïd confie que, l’Etat s’est engagé à mobiliser le financement d’un plan d’investissement quinquennal 2016-2021 à hauteur de 470 milliards de francs comoriens. “Plus de 70% de l’investissement total sera consacré aux infrastructures et à la relance des activités économiques de production. Une société nationale d’investissement est en cours de création pour servir de bras financier à tous ces investissements, pour lesquels l’Etat contribuera à hauteur de 14% sur fonds propres. Les interventions des partenaires s’aligneront ainsi sur ce plan”.

Abouhariat Said Abdallah/Alwatwan 
Shalini Anmol est directrice de la société Top Detergent Ltd une entreprise familiale de produits nettoyants, ménagers et industriels, qui existe depuis 10 ans et basée à Maurice, la Réunion, Rodrigues et est en train de s’installer aux Seychelles. Elle est venue tâter les opportunités de lancer son entreprise aux Comores.

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