Justice: Le ramadan n’affecte pas le rythme de travail

Au tribunal de justice de Moroni, les audiences correctionnelles des jeudis sont suspendues au cours de ce mois de ramadhwani. L’ensemble de l’activité suit son cours normal.
Au palais de justice de Moroni, le mois de ramadan n’est pas différent des autres mois de l’année en terme d’activités.

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Le quotidien y suit son cours normal. Selon Maoulida Djoubeire, procureure de la République, la réduction des horaires de travail accordée à l’administration de façon générale n’a pas modifié les pratiques quotidiennes au niveau de la justice.
«Certes, c’est le mois où le palais de justice doit être en congé, mais dans la pratique, la justice n’est jamais au repos. Nous gardons le même rythme que les autres jours de l’année.» A en croire la procureure de la République «ce sont seulement les audiences correctionnelles des jeudis qui sont suspendues au cours de ce mois de ramadhwani.»

Et la raison, d’après la parquetière, c’est que ces audiences correctionnelles des jeudis durent toute la journée et se poursuivent parfois tard dans l’après-midi.  Cette pause est due au fait que  le juge est chargé d’examiner jusqu’à soixante dossiers. Un rythme qui serait difficile à suivre pendant ce mois de jeûne.

Mais pour les autres activités du palais de la justice, la patronne du parquet de la République a indiqué que les audiences de flagrant délit sont programmées tous les jours sauf les vendredis et les magistrats instructeurs effectuent leurs travaux  quotidiens sans modification. «Les juges d’instruction continuent à recevoir les nouvelles affaires et les enquêtes en cours, les auditions des personnes détenues ou autres activités sont effectuées comme d’habitude. En gros, nous travaillons régulièrement et on est loin d’être en vacances car c’est aussi la période ou les juges consacrent leur temps à la rédaction des jugements rendus», a précisé la parquetière.

Par rapport au tribunal de flagrant délit, la parquetière a déploré le fait que même durant ce mois sacré, ces genres d’audiences sont régulièrement tenues. Selon elle, cela signifie que les  infractions se font même en cette période sacrée. «Nous regrettons ce genre de comportement et de notre côté, nous, le parquet et la justice, réservons des sanctions sévères aux personnes qui ne respectent pas ce mois de ramadhwani et commettent délibérément des infractions.»
A en croire la parquetière, les principales infractions commises en cette période sont les mêmes, coups et blessures volontaires, bagarre. «Nous avons constaté que les gens ne se ressaisissent pas, même le ramadhwani ne les arrêtent pas.»   
Quant aux différentes demandes de documents, la parquetière a déclaré que les justiciables viennent régulièrement chercher les documents administratifs délivrés au tribunal et d’ailleurs l’ambiance au palais de justice est la même par rapport aux autres périodes de l’année.

Sur cette question de documents, Maoulida Djoubéire envisage de tenir une émission spéciale radiotélévisée afin de mieux sensibiliser la population sur les lois de l’état civil et les différents délais à respecter. «Je sens le devoir de mettre les Comoriens au courant de tout ce que j’ai fait depuis ma nomination. Les Comoriens doivent savoir, qu’est ce qui a été fait, ce qui est en cours et ce que j’envisage de faire car tout responsable doit savoir qu’il est tenu à rendre compte.»
Mm/ Alwatwan

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