Koweït: sept personnes exécutées, dont un prince et trois femmes

Ce sont les premières exécutions depuis 2013 au Koweït. Sept personnes ont été pendues, mercredi 25  janvier, dans le royaume, dont un prince de la famille régnante reconnu coupable de meurtre.

Dans les monarchies du Golfe, il est extrêmement rare qu’un membre d’une famille régnante soit exécuté. Fayçal Abdallah Al-Jaber Al-Sabah était un prince. Il a subi le même sort que deux employées de maison et quatre autres personnes toutes pendues dans la prison centrale de la ville de Koweït.

Le prince avait été condamné à mort après avoir tué par balle un autre membre de la famille régnante avec qui il avait un différend. C’était en 2010.

Parmi les autres suppliciés : deux femmes de ménage, une Philippine et une Ethiopienne, reconnues coupables du meurtre de personnes appartenant à la famille de leurs employeurs.

Et puis, une Koweïtienne, Nusra al-Enezi, qui avait défrayé la chronique en 2009, en mettant le feu à une tente abritant une cérémonie de mariage. Son mari convolait en secondes noces et elle avait voulu se venger. Plus de 50 personnes avaient péri dans l’incendie.

Le Koweït est un de ces richissimes pays du Golfe qui prévoit la peine de mort sans pour autant procéder systématiquement aux exécutions, contrairement à l’Arabie saoudite. Amnesty International a qualifié ces exécutions de « choquantes et profondément regrettables ».

RFI

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