La caisse de retraite tire un bilan positif

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La caisse nationale de retraite a enregistré des avancées substantielles, à en croire le directeur général de l’institution, Abdillah Mzé Mouigni, dans un point de presse tenue mercredi. Des avancées en termes d’évolution de son statut, de l’augmentation de ses membres mais aussi de la révision des pensions des retraités.

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Le directeur général de la Caisse de retraite en conférence de presse

Depuis sa création en 1963, la caisse de retraite aura connu des évolutions diverses, si on tient compte de la présentation faite mercredi par le directeur général au cours d’une conférence de presse. Abdillah Mzé Mouigni se réjouit des avancées significatives de la caisse de retraite des Comores.

D’après lui, l’évolution du statut se fait parallèlement au nombre d’adhérents. La caisse gère depuis 1990, non seulement les agents de l’Etat -évalués à 12 000 agents- mais également ceux qui sont régis par le code du travail, estimés à un peu plus de 6000 agents issue du secteur privé.

« Nous avons gagné en crédibilité envers les membres, sortant de la mauvaise image d’une caisse gangrénée par tous les maux », a-indiqué le directeur général. Il ajoute : « Nous avons aussi opéré une ouverture vers l’extérieur ».

Autre succès enregistré selon le patron de la caisse, est la résolution de la question des accumulations des arriérés de salaire. Une question qui aurait été résolue en 2002, puis en 2010 avec un financement estimé à 1.7 milliard fc. Mais depuis 2015, l’institution est de nouveau confrontée au spectre des arriérés (4 mois), en raison essentiellement du non versement par l’Etat de la part de cotisation qu’il est tenu de s’acquitter.

M. Mzé Mouigni évoque également la révision de la pension perçue par les retraités avec l’instauration d’une pension minimale fixé à 13 000 fc.

Il faut noter que la pension minimale, avant cette révision, variait entre 1500 fc et 5000 fc. Aujourd’hui, elle se situe entre 13 000fc et 300,000fc qui représente la pension la plus élevée.

Le taux de la cotisation est de 14% sur le salaire de base pour les agents de l’Etat dont 10% pour l’employeur et 4% pour l’agent. Pour les agents non fonctionnaires, le taux est de 8% dont 7% pour le patron et 4% pour l’agent.

Quant aux parlementaires, le taux est de 26% dont 16% pour les députés et 10% pour l’Etat.

Le secteur informel est en ligne de mire pour la direction de la caisse, mais aussi la modernisation des textes qui datent depuis l’époque coloniale.

Maoulida Mbaé/ LGDC

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