La chemise déboutonnée du Prince Kemal

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Pour se présenter à des élections, il ne suffit  pas d’avoir un programme , d’avoir des solutions pour accroitre le PIB et pour rallumer les groupes électrogènes de la Mamwe.

Il y a deux conditions préalables éliminatoires à mon humble avis.
D’abord  aimer le pays. Car comment peut-on  donner le meilleur de soi même pour améliorer le sort de pauvres gens  dont le sort nous laisse indifférent  ? Aimer le pays ? C’est désirer ardemment  que les enfants gardent le sourire ; qu’ils soient fiers de leurs parents et de leur maison ;  qu’ils n’aient pas de soucis pour leurs goûters du matin…. C’est  faire en sorte que les ados  aient les 2000 fc nécessaires pour aller voir la pièce théâtrale de SAST ce soir à l’Alliance franco-comorienne et cela sans avoir peur des soldats en faction partout à Moroni. C’est sentir sur ses épaules tout le poids de l’angoisse et de la tristesse des milliers de Comoriens qui ont vu, sur les réseaux sociaux à travers le monde, la chemise déboutonnée du  prince Said Ali Kemal,  qui est – qu’on le veuille ou non-  dépositaire, quelque part, de l’honneur nationale.

Aimer ce pays c’est sentir comme des flèches perçant  notre propre cœur les sarcasmes  des grands medias qui se gaussent de nos  spécialistes électoraux même pas fichus  de calculer les  pourcentages des votants.
C’est s’abstenir de lancer les jeunes soldats contre leurs frères civils sachant  qu’il vaut mieux prévenir que panser des plaies.

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Aimer le pays c’est se  sentir outré par toutes ces leçons que nous donnent certains de nos hôtes qui prennent un malin plaisir à nous regarder de haut et à nous infantiliser au moindre ratage. C’est justement ne pas leur faire le plaisir de nous voir à terre.
Aimer le pays c’est se sentir un peu honteux de voir que  les Seychelles qui partaient avec moins d’atouts que nous sont  devenues un modèle dans bien de domaines pendant que nous on s ‘enfonce.

La seconde qualité à mon avis c’est être  conscient  du monde qui nous entoure, marqué par des moyens de communications révolutionnaires. Savoir que c’est l’ère de la transparence et de l’ubiquité. Le secret et la  censure sont  morts. On ne peut plus rien cacher. On ne peut plus tricher tranquillement derrière la montagne. C’est fini tout ça. Qu’on se le dise.
Si on n’ a pas au moins ces deux qualités alors il vaut mieux s’abstenir de nous faire encore perdre du temps.

Ali Moindjié

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