La « chimique », la drogue qui transforme les jeunes de Mayotte en zombies

À Mayotte, une partie de la jeunesse est ravagée par une drogue de synthèse, la « chimique », apparue en 2011. Dans ce département français, situé au large de Madagascar, la police affirme que l’augmentation de la délinquance est en partie liée à ce produit, bien plus fort et dangereux que le cannabis. Selon les associations, le chômage et la pauvreté sur l’île contribuent à accroitre sa consommation.
Plusieurs vidéos publiées sur Facebook et YouTube ces derniers mois montrent des personnes très mal en point, souvent complètement amorphes. Allongées en pleine rue, elles sont présentées par les internautes mahorais comme des drogués sous l’emprise de la « chimique ». 

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Bave et somnolence
Toutes les personnes filmées présentent plus ou moins les mêmes symptômes : hagardes, semblant ne plus maîtriser leur corps, bavant parfois, ou sinon complètement amorphes ou somnolentes, allongées et immobiles sur le sol.
Ces points communs ne faisant pas office de vérification, la rédaction des Observateurs de France 24 a souhaité montrer ces vidéos à un médecin mahorais pour recueillir son avis, bien qu’un diagnostic médical soit impossible. Les responsables du Centre hospitalier de Mayotte n’ont pas autorisé le Dr. Youssouf, médecin au Centre d’addictologie de l’hôpital, à le faire. Mais les symptômes qu’il décrit correspondent à ceux que l’on voit dans les vidéos.
« La personne reste hébétée, comme un zombie »

Le Dr. Ali Mohammed Youssouf a néanmoins pu s’exprimer en détail sur l’étendue du phénomène dans le département.


    Les consommateurs recherchent un sentiment de bien-être, d’euphorie. Ils veulent oublier leurs soucis. Mais, souvent, la personne reste en fait hébétée, comme un zombie. Parfois, des effets d’agitation, de paranoïa, de désinhibition, d’anxiété et de panique apparaissent.
    La « chimique » a vu le jour sur notre île en 2011. Ce produit se présente sous forme de poudre blanche, commandée sur internet puis livrée ici. Il n’est pas répertorié dans la liste des produits stupéfiants, les forces de l’ordre sont donc impuissantes. La poudre est diluée, souvent dans de l’alcool, avant d’être mélangée à des feuilles de tabac par exemple. Le tout est séché et fumé sous forme de joints.

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