La communauté comorienne en France se mobilise

Après les fortes pluies diluviennes qui se sont abattues ces dernières semaines sur l’archipel, la communauté comorienne en France se mobilise pour venir en aide aux populations des zones sinistrées. Dès l’annonce des dégâts causés par les intempéries, les initiatives se sont multipliées dans le milieu associatif très dynamique aussi bien à Marseille qu’à Paris et dans d’autres villes et communes pour mobiliser les Comoriens et les amis des Comores à cette cause.
Certains groupements affirment avoir déjà réussi à collecter une partie de l’aide qu’ils comptent acheminer au pays, les prochains jours. Des collectivités territoriales, le Conseil général de la Seine Saint-Denis notamment, auraient d’ores et déjà montré leur disponibilité à accompagner les efforts engagés jusqu’ici. C’est pour cette raison que l’Ambassade des Comores à Paris a réuni les représentants des associations, dans l’après midi du lundi 30 avril, pour les convaincre à mutualiser leurs actions.

Après un bref bilan de la situation sur le terrain, l’Ambassadeur Abdallah Mirghane a invité les participants à se constituer en “cellule de crise“ afin de “coordonner nos forces pour plus d’efficacité et de visibilité“ des actions qui seront entreprises. Certains participants à la rencontre ont déploré le “retard“ pris par l’Ambassade avant la convocation de cette première réunion mais l’idée de federer des initiatives a été admise.

Un comité regroupant les représentants des différentes associations a été institué. Une permanence est ouverte au sein de l’Ambassade. Prenant l’exemple d’une précédente mobilisation en faveur des victimes du choléra de 2007 dont l’acheminement des aides au pays a rencontré un certain nombre d’obstacles – une partie des produits collectés alors n’est jamais arrivée à destination- l’Ambassadeur a appelé à “éviter les erreurs du passé“.

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“Il faut que les aides arrivent à leurs destinataires sans difficultés“, a-t-il insisté. “Le plus important pour le moment ce sont les interventions d’urgences. Il s’agit notamment du chlore pour le traitement de l’eau, des moustiquaires, du savon, des draps ainsi que des kits scolaires pour les écoliers“, a rappelé l’ambassadeur.

Au cours de cette réunion, il a été proposé de confier l’acheminement et la distribution de tous ces aides, qui seront collectées, à une Ong internationale qui a beaucoup plus d’expérience dans le domaine humanitaire comme la Croix Rouge, Médecins sans frontières ou autres organismes comme cela s’est fait dans des pays comme Haïti, Madagascar ou Thaïlande récemment touchés par des catastrophes naturelles.

La “cellule de crise“ regroupant les représentants des associations, mise en place à l’Ambassade, est chargée de la coordination des actions et l’enregistrement des aides sous la supervision de l’Ambassade. Cette structure a tenue une première réunion mardi matin à l’issue de laquelle “il a été décidé d’entrer en contact avec les compagnies aériennes pour voir s’ils peuvent nous accorder des prix préférentiels pour l’acheminement de l’aide.
Nous allons en même temps approcher les organisations qui ont une expérience dans l’humanitaire, notamment la Croix rouge pour voir comment nous pouvons collaborer. Les aides qui viendront des collectivités territoriales ou des autres institutions doivent être versées directement à une Ong reconnue et non à des particuliers“, a résumé Fahardine Chaharane, membre de la cellule communication du comité de crise.

Faïssoili Abdou

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