La corruption aux Comores

L’indice de perception de la corruption de Transparence International de cette année, classe les Comores à la 148e avec une note de 27/100. A titre de rappel, en 2013, les Comores étaient placées à la 127eme place avec une note de 28/100. Ainsi la corruption prend de plus en plus d’ampleur dans notre pays.

La corruption sape nos institutions démocratiques et ralentit le développement économique et contribue à l’instabilité gouvernementale. Elle s’attaque aux fondements des institutions démocratiques en faussant les élections, en corrompant l’État de droit et en créant des appareils bureaucratiques dont l’unique fonction réside dans la sollicitation de pots-de-vin. Elle ralentit considérablement le développement économique en décourageant les investissements directs à l’étranger et en plaçant les petites entreprises dans l’impossibilité de surmonter les « coûts initiaux » liés à la corruption.

Le 31 octobre 2003, l’Assemblée générale a adopté la Convention des Nations Unies contre la corruption (résolution 58/4), et a prié le Secrétaire général de charger l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) d’assurer le secrétariat de la Conférence des États Parties à la Convention.

Le 9 décembre a été déclaré Journée internationale de lutte contre la corruption, afin de sensibiliser le monde à ce problème et pour faire connaître le rôle de la Convention, en matière de lutte et de prévention.

« Nous ne pourrons atteindre les objectifs de développement durable d’ici à 2030 que si toutes les nations disposent d’institutions fortes, transparentes et inclusives, basées sur la règle de droit et soutenue par le public. » a affirmé António Guterres, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.

Le 9 décembre 2017, le monde a célébré sans les Comores, la journée internationale de lutte contre la Corruption. En effet, la dernière célébration officielle de cette journée date de 2011. 6 ans après, la lutte contre la corruption ne fait partie des priorités du gouvernement. La loi N° 08-13/AU du 25 juillet 2008, relative à la transparence des activités publiques économiques, financiers et sociales de l’Union des Comores est miseen veilleuse.

Le dernier classements de l’ONG Transparency International démontre la nécessité de mener un combat sans merci contre ce fléau qui est devenue une véritable menace pour la stabilité et la sécurité de ce pays.

Comores droit

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