La Cour constitutionnelle hausse le ton

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Les juges constitutionnels, habituellement discrets, surtout en période électorale, ont décidé de monter au créneau pour ‘‘défendre leur honneur’’. Ils appellent les politiques qui ne cessent de tirer à boulets rouges sur l’institution à lire les dispositions des textes en vigueur.

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La Cour constitutionnelle a tenu un point de presse, hier, pour mettre en garde les ‘‘commentateurs’’ contre les propos diffamatoires et autres accusations insultantes dont elle fait régulièrement l’objet. Elle regrette que la plupart d’entre eux ne prenne pas la peine de lire au préalable ses arrêts avant d’émettre toute critique. Les juges constitutionnels, habituellement discrets, surtout en pareille période, ont en effet décidé de monter au créneau pour ‘‘défendre leur honneur’’.

Ils appellent ces politiques qui ne cessent de tirer à boulets rouges sur l’institution à lire les dispositions des textes en vigueur. Ils ‘‘dénaturent l’arrêt pour assouvir leur dessein et se présenter en victime expiatoire. Le public ne doit pas se laisser duper et doit savoir faire la part des choses’’, écrivent-ils.

Selon le communiqué publié pour la circonstance, sans avoir lu l’arrêt, «certains commentateurs interpellent directement des membres de la Cour et leur reprochent d’avoir pris telle décision, alors que la loi applicable allait en sens contraire»  La Cour constitutionnelle estime qu’«il n’est pas raisonnable d’agir ainsi, car la règle d’or est que, pour commenter un arrêt, il faut l’avoir entre ses mains et en plus l’avoir lu.»

Elle dit avoir fait l’amer constat que certains commentaires ne s’appuient pas sur les dispositions réellement en vigueur. «C’est le cas des députés, nouveaux ou anciens, qui ont pourtant adopté les textes en question et qui sont surpris comme si c’était la première fois qu’ils entendent parler de ces textes»,  lit-on dans le même communiqué.

Au sujet des avocats qui accusent souvent la haute juridiction d’‘‘incompétence, mauvaise application de la loi, inféodation au pouvoir en place et parti pris», la Cour dit qu’elle ne peut plus tolérer de telles insultes et compte ainsi «saisir le bâtonnier de l’ordre pour ceux qui ont déjà tenu ou soutenu des propos insultants ou diffamatoires à son égard pour des sanctions appropriées et déclarer nulle et non avenue toute constitution de ces avocats».

Mariata Moussa / Alwatwan

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