La cour constitutionnelle, l’institution la plus corrompue aux Comores ?

Les pratiques à la cour constitutionnelle ne surprennent désormais plus. Avec le dernier arrêt qui opte pour les conseillers de l’updc de Ndzuani pour qu’ils regagnent l’assemblée nationale au détriment du Juwa a fin d’acheter la réputation déjà peux envieuse de cette institution mafieuse. Depuis 2015 et la validation de l’élection de la honte qui a porté Abdou Ousseini à la tête du parlement comorien, aucune autre mouvance politique n’arrive à arracher une décision favorable à cette cour des les arguments pour légitimer ces décisions s’avèrent fallacieux les uns des autres. La haute instance juridique de notre pays est gangrénée par la corruption, les détournements de fond et la mauvaise foi caractérisée. Les décisions les plus importantes sont prises en catimini à l’exclusion des membres susceptibles d’opposer un non de recevoir. C’est en tout cas ce qui ressort des rapports rédigés par l’ancien membre de ladite cour, Antoy Abdou. Dans son livre intitulé « la cour constitutionnelle à reformer d’urgence » paru en avril dernier et qui lui a valu l’exclusion de la cour, l’ex-conseiller livre des détails croustillants qui, dans un pays de droit, auraient pu valoir des arrestations aux différents membres de la cour incriminés. Mais dans un pays dont la corruption et népotisme dominent comme dans notre pays, personne ne s’est autosaisie de cette question. Aucune réaction de la justice ou du pouvoir en place alors qu’on apprend que la décision d’organiser un troisième tour de l’élection présidentielle a été prise par 5 membres alors que le quorum exige 6 sur 8 membres qui composent l’instance. Ce pays est décidément livré aux gangsters et aux prostitués politiques.

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*