La Cour d’appel condamne Daoukou Rachid à 9 ans d’emprisonnement dont 6 ans fermes

Condamné à 9 ans d’emprisonnement le 7 novembre dernier, la Cour d’appel de Moroni a reformé cette décision du tribunal de première instance et a infligé à l’ancien chef du département de la chambre de compensation de la Snpsf une peine de 6 ans de privation de liberté. Alors que la banque postale prend acte de cette décision, la partie de la défense soutient que la suite à donner à cette procédure nécessite une concertation avec son client.

La Cour d’appel de Moroni s’est réunie, le mercredi 18 avril pour se prononcer sur l’appel interjeté par les avocats de Daoukou Rachid, ancien chef du département de la chambre de compensation de la Snpsf, sur le jugement rendu le 7 novembre qui le condamnait à 9 ans d’emprisonnement pour détournement de 355,050 millions. A l’issue de cette audience , la Cour a reçu l’appel interjeté par les avocats du prévenu, a infirmé partiellement le jugement, l’a reformé et a condamné 9 ans d’emprisonnement dont 6 ans fermes. Cette décision qui réduit de trois ans la condamnation de Daoukou Rachid a ordonné à l’ancien chef de la chambre de compensation à verser une amende de 5 millions de francs comoriens et confiscation de ses biens mobiliers et immobiliers. En dehors de cette amende et confiscation de biens, la Courd’appel a également condamné Daoukou Rachid à payer à la Snpsf la totalité de 355,050 millions de francs comoriens. Interrogée sur cette décision, Me Harmia Ahmed, une des avocats de l’appelant a déclaré qu’ils comptent s’entretenir d’abord avec leur client avant de prendre une décision de “se pourvoir en cassation ou demander une remise de peine”.
                                                                                           355 millions
Quant à un proche de l’appelant, la justice devrait être clémente car Daoukou a commencé à rembourser la somme évoquée en versant 20 millions, il y a tout juste une semaine. De son côté, la banque postale a pris acte de cette décision et a engagé “une procédure de demande de dommage et intérêt devant une autre juridiction”. Cette affaire de détournement de fonds portée devant la Cour d’appel, le mercredi 21 mars dernier
n’est autre que celle de l’évaporation de 355,050 millions, perpétrée par le chef de département de la chambre de compensation. Lors de l’audience du lundi 17 octobre, le prévenu avait soutenu qu’en sa qualité de chef de ce département cité, le prévenu se servait d’un compte dont le titulaire est décédé depuis 2006 pour transiter l’argent vers son compte domicilié à la Meck Moroni. Un détournement de fonds qui n’est pas une première à la Snpsf. Frappée à plusieurs reprises par des affaires de ce genre, cette affaire d’évaporation de 355,050 million de francs comoriens s’ajoute à une longue liste.
Depuis 2011, la banque postale est, sans arrêt, devenue victime des agents qui se servent dans la caisse en toute quiétude et dans une parfaite impunité. De 2011 à nos jours et sans parler des affaires réglées à l’amiable au sein de l’entreprise, la banque postale a connu une évaporation de plusieurs centaines de millions de francs comoriens. Sur ce, on peut citer l’affaire des deux receveurs, Mariama Assoumani et Zainaba Ibrahim, qui ont toutes les deux mis les mains dans la caisse et parties avec plus de 327 millions de francs. Une autre fuite d’argent a égale
ment été constatée dans d’affaire de l’informaticien régional de la banque postale qui a subtilisé plus de 237,477 millions. Dans l’affaire Ahmed Ben Saïd, l’ancien receveur principal a été déclaré par la justice de Moroni coupable d’un détournement de 8 millions de francs, celui de l’agence de Mitsamihuli est parti avec 14 millions, 80 millions sont volatilisés auprès de l’agence de Dembeni et la plus inventive est l’affaire qui incrimine Ada Boinahéri Fatima qui a maquillé son détournement de 18 millions en hold-up. Pauvre Snpsf.

Mm / Alwatwan

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