LA CRISE PERSISTE ENTRE ONICOR ET L’ÎLE AUTONOME DE NDZUANI

Les cadres de l’Office nationale d’importation du riz aux Comores, ONICOR ont ténu une conférence de presse à l hôtel Altaj anciennement appelé le Moroni. L’objectif de cette conférence est d’assurer les accusations portées par les autorités anjouanaises. Accusations selon lesquelles, la société ONICOR n’arrive pas à satisfaire la population de l’île autonome Ndzuani en matière de Riz.

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Le directeur de cette société a démenti formellement et rejette en bloc ces accusations non fondées, selon lui, en qualifiant l’exécutif de Ndzuani de « violeur de la loi ». Adou Nassur, conseiller de finance auprès de ministère de l’union des Comores, présent dans la conférence, déclare que « Même si les accusateurs cherchent à tout prix depuis fort longtemps empiéter la présence de la force de l’ONICOR à Ndzuani, il leur est impossible. Il faut donc que le principe de loi soit respecté », ajout-il. Et de l’autre coté, certains commerçants de l’île en question l’accusent de confisquer ce produit.

Anissi Chamsidine, indexe le régime central

En outre, le directeur général de cette société, monsieur Darmine confirme devant les organes de presse, présents à la conférence, qu’il n’  y a pas de pénurie de riz à Ndzuani. Un peu avant, suite à une visite au Yémen, le locataire de Dari Nadjat, Anissi Chamssoudine  a également organisé une conférence de presse, pour la clarté de certains dossiers lourds de l’Etat comme : la privatisation de Comores télécom, la mauvaise gestion du gouvernement de l’union, la partialité de partage des bourses, la mise en vente de la Pharmacie nationale (PNAC)… pour ne citer que ceux-là.

En ce qui concerne la question de l’ONICOR, le gouverneur Anissi n’a pas mâché ses mots et pointe le doigt au gérant de cette société, qui selon lui ne maitrise pas la situation. Il reproche les agents de la société de ne jamais mette leurs pieds à Ndzuani pour constater le manque de ce besoin vital. « De ce fait, nous devons prendre notre responsabilité », a-t-il poursuit. Avec sa colère et sa prudence, A. Chamsidine va confier à un poignet de commerçants anjouanais l’assurance de l’importation du riz dans cette île car l’ONICOR ne livre que quatre milles tonnes alors qu’ ils en ont besoin de dix milles. Quant au délégué de finances, Abdou Nassur dans con coté, « Cette commercialisation est illégale et ne sera pas produite à Ndzuani et je vais l’empêcher », a-t-il déclaré.

Est-il entièrement anéanti le syndrome de 3 Août 1997 ?

Le directeur de cabinet du Gouverneur de Nzuani, ancien conseiller de Sambi et ancien ministre de la santé, docteur Sounhadj Athoumani dit : « Si la cargaison de riz est arrivée et que le gouvernement tente de l’empêcher cette fois, c’est la population anjouanaise qui prendre sa responsabilité », nous a confié le bras droit de dar Nadja.

Force est de constater que certains magasins et boutiques que nous avions sillonné au niveau de Mutsamudu, il  y a fortement manque de riz et que la population anjouanaise le réclame haut et fort. Cette question épineuse ne perse pas les dirigeants  de Beit Salam. ONICOR traverse une crise financière et de gestion. Ces derniers temps, son directeur actuel a été poursuivi suite à un détournement et malversation de la société, et le dossier est dans les tiroirs du de tribunal. Aucune jugement n’a eu lieu. Tellement engloutie dans la crise, ONICOR n’arrive même pas à payer ses impôts. Cela a fait que des licences d’exportations ont été données, ces derniers temps à des groupes des commerçants basés sur Moroni pour s’enrichir de l’anéantissement de cette société dite d’Etat. ONICOR, salue-moi Comores import, Air Comores, Socopotram…

N. Ahmed

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