La croissance au Japon pâtit du contexte économique mondial dégradé

Les consommateurs japonais ont été plus regardants, faute de confiance en l'avenir et par crainte d'une baisse de leurs revenus.

Le produit intérieur brut (PIB) du Japon a régressé de 0,9 % au troisième trimestre par rapport au précédent (– 3,5 % en rythme annualisé), notamment en raison de la détérioration de la conjoncture internationale, qui amoindrit les exportations, a annoncé lundi le gouvernement.

Il s’agit du premier recul constaté en trois trimestres, du fait d’une baisse des commandes en provenance d’Europe, où la crise sévit, et de Chine avec laquelle le Japon traverse une phase de tensions diplomatiques qui rejaillissent sur le commerce bilatéral.

Sur le marché intérieur, les dépenses des ménages ont pâti de la diminution des primes d’été et de la fin de subventions étatiques à l’achat de véhicules écologiques.
Ces chiffres préliminaires ne constituent pas une surprise, les récents indicateurs économiques laissant augurer une telle dégradation. Le gouvernement a, en outre, révisé les données antérieures, révélant ainsi que le Japon a également subi une petite décroissance au 4e trimestre 2011, et non une amélioration.

RALENTISSEMENT DES VENTES DE VÉHICULES

Durant le troisième trimestre 2012 (juillet à septembre), le Japon, en partie tributaire de la demande extérieure, a souffert du ralentissement de l’économie mondiale, notamment pour les ventes de véhicules et d’équipements électroniques, selon le gouvernement.

En Europe, la situation inquiétante des finances de plusieurs nations a affecté l’ensemble de la région et, par ricochets, les entreprises japonaises, qui vendent moins, produisent moins et investissent moins. Les achats de biens d’équipements ont fléchi, un manque à gagner pour le PIB que n’a que partiellement compensé l’augmentation des commandes pouvoirs publics en partie destinées à la reconstruction des régions du nord-est dévastées par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

Vis-à-vis de la Chine, outre les répercussions du repli de l’activité mondiale, l’écononomie japonaise a été victime de l’attitude antinippone de clients Chinois, en raison d’un conflit territorial concernant des îles (Senkaku pour les Japonais, Diaoyu pour les Chinois) revendiquées par les deux nations. Dans le même temps, les consommateurs japonais ont été plus regardants, faute de confiance en l’avenir et par crainte d’une baisse de leurs revenus.

Lire : Chine : les ventes automobiles japonaises victimes du conflit sur les îles

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