La démarche du président de l’assemblée, mal accueillie

La lettre du président de l’assemblée nationale demandant suspension du processus d’attribution est très critiquée par l’opinion publique qui appelle les représentants du peuple à accompagner le processus, « pour le bien être du pays ».

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L’opinion publique ne voit pas d’un bon œil la requête du président de l’assemblée demandant la suspension du processus de l’attribution de la deuxième licence. Beaucoup se disent favorables à l’attribution d’une seconde licence.

« Nous devons avoir une ouverture des communications et pour ça, il faut une concurrence. Tant que Comores Télécom aura le monopole, nous n’aurons rien », a dit Said Abdou, un enseignant du Lycée de Moroni.

Pour Fahmi Said Ibrahim, député d’Itsandra Sud, la démarche de l’assemblée porte un coup à la crédibilité et à l’image de l’Etat. « Comment un président de l’Assemblée peut ignorer l’existence d’une loi adoptée il y a un an, donnant au gouvernement la possibilité de procéder à l’attribution d’une seconde licence », s’est-il étonné. « C’est vraiment triste ».

La décision du président de l’assemblée continue de faire réagir, une semaine après. Pour Toimim Ibrahim, gérant de Kinu Ink spécialisé dans l’informatique et la technologie, le processus d’attribution de la seconde licence est « une démarche qui s’est inscrite dans une voie légale. En prenant cette décision, le président a peut-être été induit en erreur », a-t-il dit.

Comores Telecom, seul opérateur sur le marché des télécom pour l’instant, n’a pas la cote auprès de ses consommateurs qui se plaignent de leurs services et leur service clientèle qui laissent à désirer.

Kassim Ibrahim, gérant d’un cyber, semble de ceux là. Selon lui, seule la concurrence peut faire progresser les choses. « La société (Comores Telecom) est devenue comme une entreprise familiale et on ne pense qu’aux intérêts personnels et pas aux consommateurs. Nous sommes tous derrière l’ANRTIC pour l’attribution de la deuxième licence. Peut-être qu’avec la concurrence, elle changera de culture », a-t-il dit.

Mohamed Youssouf / LGDC

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