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La fraude électorale

La fraude électorale inclut tous les processus ayant pour objet d’influencer le résultat d’élections, de façon à garantir ou favoriser (augmenter la probabilité) un résultat voulu. Toutes les sociétés utilisant le système des votes sont confrontées au problème, et cherchent à s’en prémunir. Le succès en la matière est une condition pour se prévaloir du label démocratique.La fraude électorale peut trouver un point d’application à chaque élément du scrutin :

• la campagne électorale dont la propagande qu’il faut distinguer de l’information, incluant l’affichage et les professions de foi des candidats,

• l’organisation des bureaux de votes et du scrutin, dont les bulletins de vote

• les listes électorales

• le décompte des voix ou dépouillement, voir bourrage d’urne ci-dessous,

• la publication des résultats.

Nous allons présenter essentiellement les cas de fraude qui peuvent survenir le jour du scrutin afin de mieux les prévenir.

Fraude portant sur l’organisation du bureau de vote

Bourrage d’urnes

Principe

Le bourrage de l’urne consiste à introduire des bulletins de vote supplémentaire dans l’urne. Ces bulletins de vote supplémentaires sont favorables à une liste ou à une candidature.
Les pratiques

Première méthode :

Un membre truqueur du bureau de vote profite de l’absence des membres trompés – qui, en général, sont du camp politique adverse – pour glisser un ou plusieurs bulletins de vote supplémentaires dans l’urne.

Seconde méthode :

Un électeur complice du membre truqueur glisse deux enveloppes au lieu d’une au moment du vote.

Troisième méthode :

Lors de l’ouverture de l’urne après la clôture du scrutin, les membres du bureau de vote regroupent les bulletins de vote par centaines. Chacun étant soucieux de son comptage, personne ne fait attention à ce qui se passe autour.

Un membre truqueur, qui généralement ne dit rien ou prétexte un manque de place sur la table, prend un petit paquet d’enveloppes pour le mettre de côté mais sans s’éloigner pour ne pas éveiller de soupçons. Profitant de l’inattention générale, le membre truqueur ajoute en toute discrétion un ou plusieurs bulletins de vote, préparés à l’avance.

La régularisation

Le bourrage de l’urne a pour conséquence première que les émargements des électeurs sont inexacts. La mission première du membre truqueur est donc que le nombre de bulletins de vote soit égal aux nombres de signatures.

Le membre truqueur doit être au fait de deux choses :

• Au premier tour, il ne pourra signer qu’à la place de personnes dont il connait l’absence certaine pour les deux tours.

• Au second tour, peu importe qu’il connaisse l’électeur ou pas, il pourra signer à la place de l’électeur qui a voté au premier tour et s’est abstenu au second tour. Pour cela, il lui suffit simplement d’imiter la signature de l’électeur qui a voté au premier tour.

Première méthode :

Le membre truqueur profite de l’absence – pause toilettes, heures de repas, pause cigarettes, etc… – ou de l’inattention des membres trompés pour ajouter des signatures sur le cahier d’émargements. Cette opération se fait généralement quelques heures avant la fin du scrutin et pendant une période d’affluence. La période d’affluence permet d’être plus tranquille pour le membre truqueur.

En effet, le bureau de vote fermant à 20 heures verra peu de monde de 19 heures à 20 heures par exemple. Le fait d’effectuer cette opération vers la fin du scrutin permet de « voir » les abstentionnistes et de signer à leur place.

Le membre truqueur ne peut pas se retrouver dans la situation ou il ajoute une signature et que l’électeur qu’il a « fait voter » vienne ensuite.

Seconde méthode :

Le membre truqueur se charge, à la clôture du scrutin, de compter lui-même les émargements et d’ajouter discrètement les signatures qui lui manquent.

Parallèlement, les membres trompés comptent les bulletins de vote. A la fin du comptage, les membres qui comptent les enveloppes demandent si cela correspond au nombre d’émargements. Le membre truqueur répond que OUI et personne ne pense à vérifier.

Si le membre truqueur n’a pas fini d’ajouter les signatures dont il a besoin, il répond que cela ne correspond pas au nombre d’enveloppes et les membres du bureau s’empressent de recompter les bulletins de vote, laissant ainsi un temps supplémentaire au membre truqueur pour ajouter des signatures.

Le membre truqueur peut tranquillement ajouter ensuite les signatures manquantes.

La prévention

La première des préventions est que chaque bureau de vote soit constitué d’assesseurs de plusieurs camps politiques, de délégués de candidats ou de liste. La présence de nombreuses personnes d’horizons variés est le gage d’un scrutin surveillé et contrôlé qui respecte le choix des électeurs.

Première prévention :

Les membres du bureau de vote doivent s’assurer que la liste d’émargements ne contient aucune signature

Seconde prévention :

Les bulletins uniques doivent être surveillées. Tout d’abord, les membres du bureau de vote doivent vérifier que le nombre de bulletins = nombre d’inscrits sur la liste d’émargements.

Les bulletins sont, en général, regroupées par 100. Lorsque le compteur de l’urne approche le chiffre cent, assurez-vous qu’il s’agit bien d’un paquet de 100 qui est donné à la table de décharge. Et ainsi de suite à l’approche de chaque centaine.

Lorsque l’électeur arrive à la table de vote, regardez son bulletin de vote afin de vérifier qu’il n’a dans les mains qu’une seule enveloppe.

Fraude portant sur la proclamation des résultats

La proclamation irrégulière

Un vote est très souvent réalisé dans de nombreux endroits. Il suffit donc, pourvu que l’information circule mal, de se « tromper » volontairement sur les totaux sans toucher aux résultats intermédiaires pour obtenir des améliorations éventuellement suffisantes.

Il convient donc de se méfier de tout délai entre la fin du scrutin et la proclamation des résultats tout comme de la centralisation excessive des résultats nécessitant le transport sur de longue distance des bulletins dépouillés et des documents de scrutin. Le transport est un moment favorable à la disparition d’une partie des bulletins.

Fraude via les procurations

Une autre méthode consiste à connaître des électeurs qui seront absents le jour de l’élection et qui n’ont pas fait de procuration pour voter. Il suffit alors de faire de fausses procurations pour ces gens-là, mais il faut être sûr que ces électeurs-là ne reviendront pas voter.

Source : wikipedia.org

4 commentaires sur La fraude électorale

  1. Azali vous tourne en bourrique , meme c’est pas lui qui gagnera légitimement
    mais c’est lui qui gagnera officiellement .
    Disons qu’ il vous prends tous comme ses imbéciles sans vous rendre compte .

  2. Le conseil (que je donne )est que chaque candidat mendate son représentant de bureau de vote.Que son représentant soit quelqu’un bien mûr,formé de tout.Incorruptible representant.

  3. Quelqu’un qui parle de fraudes electorales aux comores c’est mal connaître le Pays. Labas tout est blanc.
    Sauf que certaines personnes meurent de Faim, ne peuvent pas se soigner et
    ce n’est pas l’une des préoccupations primaires.

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