La fraude et la corruption sont elles incontournables?

wpid-screenshot_2016-01-07-19-53-42-1.png

D’emblée, la réponse est non.

Les bonnes manières observées pour faire de toute élection aux Comores un tremplin démocratique, se dilue au fil du temps..

image

Lors des dernières élections, il a été relevé un certain nombre de défaillances justement liées à la confection et la distribution des cartes électorales mais jusqu’ici rien n’est entrepris pour y remédier; au contraire on continue dans la même lancée comme si de rien n’était.
Plus personne n’est autorisé à contrôler la confection des cartes, aucun candidat ou mandataire n’est permis de jeter le moindre regard sur les procédures numériques dont le logiciel de production des cartes et celui de la compilation des résultats et pire toute revendication allant dans ce sens est considéré comme entrisme par les organes en charges élections alors qu’ils sont l’émanation d’institutions et associations même s’ils sont supposés agir en toute indépendance.

La marécage dans lequel ils nagent aujourdhui suite à la publication du rapport d’Audit financier de la Cour des Comtes n’explique pas tout.

La barrière hermétique que j’ai évoquée plus haut doit être levée pour ne pas compromettre le processus en cours afin de rendre crédible l’engagement de tous.
Nous assistons actuellement à une corruption massive et généralisée au vu et au su de tous sans que personne ne s’en émeuve; celle-ci est matérialisée par les nominations abusives dans une procédure presque cavalière, les déplacements injustifiés, les licenciements, l’utilisation à des fins électoralistes des moyens de l’Etat mais aussi et surtout les embauches fictives parmi les jeunes dans le désespoir complet..

Les acquis aujourdhui mis en cause sont obtenus de haute lutte par les partis politiques et les candidats au travers de leurs représentants et il ne sera ni vain ni superflu si l’ensemble des acteurs se ressaisissent.

Toutes les procédures pratiques sont le résultat de négociations entre la Commission des élections, les partis et les candidats; beaucoup de nouveaux candidats et organisations politiques pensent naïvement que c’est la loi qui les a instaurées alors qu’elles relèvent du Règlement après consensus.
Inutile d’espérer que la Communauté internationale veuille bien y mettre un coup d’arrêt; elle ne le fera pas pour les raisons que nous connaissons.

On évoquera le fameux concept de non-ingérence alors que celle-ci finance de façon substantielle l’ensemble des opérations, qu’il s’agisse de l’expertise, du matériel ou de l’observation nationale et internationale, gage de la reconnaissance des résultat qui en sortiront.

Djounaid Djoubeir

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*