La délinquance des filles, en hausse dans la capitale?

Ces derniers mois, la capitale et ses environs font l’objet d’une délinquance accrue. C’est
en tout cas le constat de Nassuf Kaissan, le commissaire central de la police nationale pour
qui de plus en plus de filles sont mises en cause pour des faits de délinquance.

« De plus en plus de détournements sont commis par des filles et la plupart d’entre elles sont
mineures », c’est le constat amer de Nassuf Kaissan. Pour le commissaire central de la police
nationale, le manque d’encadrement et la négligence de certains parents pourraient expliquer
cette implication accrue des filles dans les faits dit de délinquance.
« La majorité de ces filles, âgées entre 12 et 21 ans, vit en général seule. Pour survivre, elles se prostituent et une chose en entraînant une autre, elles se retrouvent dans une spirale sans fin».
Le commissaire de la police nationale, qui a dit son inquiétude devant la recrudescence des actes
de délinquance, a proposé entre autre solutions de reprendre les opérations de surveillance dans
la capitale et ses environs, comme il était d’usage. Une mesure mise en pratique aussitôt émise.

« Depuis que nous avons repris les patrouilles, le weekend
dernier, on a arrêté 17 filles dont 12
mineures. Lundi, entre 19h et 21h, on a interpellé pas moins de 7 filles dont 5 mineures! C’est
vous dire combien le phénomène prend de l’ampleur ».
Outre les opérations de surveillance, la police nationale envisage de travailler avec la direction
générale de la santé afin d’engager des séances de sensibilisation dans les établissements,
publics comme privés.

« C’est compliqué car pour les mineurs, on ne peut qu’appeler les parents pour les avertir et
éventuellement mettre en garde ces jeunes filles ».
Mohamed Youssouf /LGDC

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