La gendarmerie de Domoni terrorise les Sarambavi (homosexuels assumant leur féminité)

Jeudi 11, un jeune sarambavi a été pour la énième fois, arrêté par la gendarmerie de Domoni (Anjouan), humilié, battu, les cheveux rasés. Cette pratique de la gendarmerie n’est autorisée par aucune loi comorienne.
Domoni et les vieilles localités de l’archipel (Mutsamudu, Mitsamihuli, Moroni, Fomboni), comme les grandes villes de la côte swahili imprégnées de mœurs arabes (Zanzibar, Mombasa, Lamu, Dar Es Salaam) ont une vieille tradition de tolérance à l’égard de l’homosexualité masculine et féminine. Probablement parce qu’elle se pratiquait surtout dans les couches aisées. Elle s’est démocratisée, si on peut dire.

A côté de la pratique entre adultes consentants, il y a la pédophilie pratiquée par de grands notables, des religieux, des enseignants, des politiciens, des hauts cadres sur des mineurs des deux sexes. Quand les familles et les associations portent plainte, ces crimes restent généralement impunis. Quelques criminels sont condamnés pour la forme et libérés peu après. Les jeunes sarambavi de Domoni, sont illégalement traités parce que venant de familles modestes.

Ces jeunes qui prennent des noms féminins animent très officiellement les wadaha et bals poussière de la ville. Ils sont même très demandés pour les cérémonies dansantes profanes de la bonne société de la ville. A Moroni, la grande vedette des cérémonies féminines a été pendant longtemps un homosexuel assumant fièrement sa féminité. Il est d’une famille «respectable».

On n’a jamais entendu personne l’attaquer. Il entretient des relations très cordiales avec les hautes personnalités de la cité.

La gendarmerie n’a pas pour mission de faire de la morale au gré de l’hypocrisie de la société. Elle est le bras de la loi et n’est faite que pour servir la loi. Aucun de ces Sarambavi n’a été l’objet d’une plainte pour atteinte à quoi que ce soit. Allah les jugera, comme nous tous. Comme il jugera, ceux qui se parent de ses enseignements pour duper les familles et sodomiser impunément des enfants.

Said Mchangama, président FCC

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