La gendarmerie donne sa version des faits

wpid-screenshot_2015-07-13-15-11-31-1.pngLa gendarmerie nationale tente de soigner son image après l’intervention musclée à Voinamboini, un village à quelque 7 km au nord de la capitale. Le commandement nie tout acte de saccage survenu au cours de l’intervention dans la nuit du jeudi dernier.

Le commandement de la gendarmerie donne sa version des faits sur l’intervention de ses éléments dans le village de Voinamboini. Dans un point de presse, le commandant de la gendarmerie nie tout saccage perpétré durant l’intervention survenue jeudi soir et a justifié la présence des gendarmes sur le terrain.

« Nous sommes étonnés qu’on nous accuse de saccage et de destruction alors que de leur (Vanamboiniens, ndlr) côté, on ne déplore pas des blessés. Certains d’entre vous ont constaté au cours d’une visite libre qu’il n’y a pas de portes défoncées », a indiqué Mohamed Yahaya commandant de la gendarmerie nationale.

« Nous avons, de notre côté, enregistré un blessé. Un militaire chargé de surveiller le site incendié », fait savoir Abdallah Ibrahim, commandant de la compagnie de Ngazidja. M. Yahaya déplore une manipulation des faits orchestrée par certains habitants de cette localité, après avoir exposé au public ce que le commandant dit des « appareils et des ustensiles usés ». Des outils censés exprimer la brutalité de l’intervention de l’armée.
« Nous sommes là pour veiller à la sécurité et la sûreté de la population et de leurs biens, les étrangers et leurs biens, a-t-il dit, nous ne tolérons aucune dérive qui puisse faire fuir de potentiels investisseurs », a-t-il fait savoir.

Le capitaine Abdallah Ibrahim fait savoir que l’enquête se poursuit pour traquer les présumés auteurs de l’incendie. Plusieurs arrestations seraient opérées au cours de l’intervention avec 21 personnes déférées au parquet de Moroni. Les dégâts causés par l’incendie seraient estimés à près de 100.000 euros soit un peu moins de 400 millions francs, selon le commandant de la compagnie de Ngazidja.

Il s’agit d’engins de travaux publics et d’un véhicule appartenant à la société Colas, qui a obtenu de l’Etat comorien l’autorisation d’exploiter la carrière de Handuli à des fins d’exportation des gravats. Un contrat qui a provoqué une controverse depuis plusieurs semaines.
Maoulida Mbaé/ LGDC

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