La honte de la République

Décidément, notre ministre de l’intérieur a un problème avec le droit.Le préambule de la constitution comorienne dispose que le peuple comorien, affirme solennellement sa volonté de marquer son attachement aux principes et droits fondamentaux tels qu’ils sont définis par la Charte des Nations Unies, celle de l’Organisation de l’Unité africaine, le Pacte de la Ligue des Etats Arabes, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme des Nations Unies et la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, ainsi que les conventions internationales notamment celles relatives aux droits de l’enfant et de la femme. Cette constitution proclame notamment :

– L’égalité de tous en droits et en devoirs sans distinction de sexe, d’origine, de race, de religion ou de croyance

-la liberté et la sécurité de chaque individu sous la seule condition qu’il n’accomplisse aucun acte de nature à nuire à autrui,

-le droit à l’information plurielle et à la liberté de la presse,

-les libertés d’expression, de réunion, d’association et la liberté syndicale dans le respect de la morale et de l’ordre public.

Les actes commis par la police nationale pour restreindre les libertés de circuler, de manifester et les actes administratifs signés par les préfets sont des entorses graves et inadmissibles à la législation en vigueur. Ils constituent des reculs graves des libertés publiques et religieuses dans notre pays. Ils foulent au pied les article 17 et 18 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 et les libertés fondamentales garanties par notre Constitution.

Il est temps de revenir au droit pour un respect de la législation en vigueur.

Comores droit

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