La lumière, ce n’est pas pour demain !

 

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La situation de l’électricité va de mal en pis. Joint au téléphone, un cadre de la Ma-mwe dit « qu’il n’y a aucune solution pour l’instant » et nous conseille de voir du côté du ministère de l’Energie où Saïd Youssouf Mohamed, le secrétaire général, a accepté de nous accorder un entretien. Bien que conscient de l’urgence de la situation, celui-ci a eu de la peine à convaincre quant à l’imminence d’une solution.

« Certes, la société a touché le fond, néanmoins il y a des solutions », a dit le secrétaire général du ministère de l’énergie, Said Youssouf Mohamed, pour réfuter les informations selon lesquelles il n’y aurait « aucune solution pour l’instant ». Ailleurs, « la société aurait déposé le bilan depuis bien longtemps », se voulant tout de même rassurant : « le ministre Abdou Nassur et moi-même sommes très actifs pour sortir le pays de la crise énergétique profonde dans laquelle il se trouve ».

Assez prolixe concernant les solutions, le secrétaire général a parlé, pêle-mêle, des projets de la Bad, de la Banque Mondiale, du fioul lourd, dont « la construction de la centrale débutera courant de ce mois ».

Tous ces projets – et il est le premier à le reconnaître – « sont à moyen et long terme ». Alors que le Comorien s’impatiente au sujet de l’électricité, c’est de l’immédiat dont on ne parle pas. Certaines périphéries sont dans le noir depuis plus de deux mois. D’aucuns disent depuis quatre mois.

Parlant de Rss (Rental Solutions Services), le haut fonctionnaire est on ne peut plus clair : « l’Etat ne pouvait pas répondre favorablement aux conditions exigées par Rss », a-t-il révélé.

« Avec elles, nous aurions eu de l’électricité 24h/24 mais la société exige en contrepartie 5 milliards de francs de garantie, sans compter le gasoil que nous devrions acheter », a-t-il expliqué. Et de là à dire que les négociations ont échoué, il n’y a qu’un petit pas. Mais, selon le secrétaire général, « elles se poursuivent ».

« Nous sommes en contact avec d’autres sociétés pour une solution d’urgence mais nous ne sommes pas encore autorisés à en parler ».

A l’heure où nous bouclions ce numéro (22h00) le courant n’était toujours pas rétabli dans le secteur du centre ville, et ce depuis 11 h. D’où la sortie tardive de votre journal de ce mardi 17 mars.

 

Fsy

LGDC

 

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