La Mamwe refuse de communiquer les résultats des analyses de l’eau

la station de pompage d’eauLa Fédé­ra­tion Como­rienne des Consom­ma­teurs a publié la décla­ra­tion ci-dessous, suite au refus de la Société Como­rienne de l’Eau de publier les résul­tats des ana­lyses de l’eau. A la fin de l’article, vous pou­vez cli­quer sur le lien pour télé­char­ger la décla­ra­tion en ver­sion PDF déclaration-sur-le-refus-de-la-mamwe-de-donner-des-analyses-La-Mamwe-n1.

DECLARATION

La Mamwe n’a pas répondu à la lettre de la FCC deman­dant la publi­ca­tion des résul­tats des ana­lyses de l’eau. Au jour­nal Alwat­wan qui demanda à la direc­tion de cette société d’Etat la rai­son du refus de réagir à la lettre de la FCC, le porte-parole répon­dit avec toute la fierté et le dédain de celui qui ignore le droit et les bonnes pra­tiques régis­sant la chose publique « que la Mamwe n’avait pas de compte à rendre à la FCC ». (Voir Alwat­wan du 24/05/2012)

Que dire devant tant de suf­fi­sance et d’incompétence ?

La Mamwe n’est pas pro­prié­taire de l’eau, bien public, qu’elle est char­gée de gérer et d’acheminer aux citoyens, clients de son ser­vice de livraison.

La Mamwe doit des comptes à ses clients et même à tout citoyen como­rien, non client, sur la qua­lité de l’eau qu’elle livre.

Il n’y a aucune loi, aucun règle­ment qui donne pou­voir à la Mamwe de gar­der secret les résul­tats des ana­lyses de l’eau ou qui l’oblige de limi­ter leur com­mu­ni­ca­tion à des auto­ri­tés particulières.

 

Dans tous les pays démo­cra­tiques du monde, l’exigence de santé publique et la trans­pa­rence veulent que ces résul­tats soient acces­sibles à tous. Quand ils ne sont pas publiés ni publiables, c’est qu’il y a danger.

La demande de la FCC cour­toi­se­ment for­mu­lée à la Mamwe n’a d’autre objec­tif que d’éclairer les clients consom­ma­teurs pour les rassurer.

La FCC a le devoir de deman­der les résul­tats des ana­lyses de l’eau conformément :

* à ses sta­tuts d’association légale de défense des consommateurs

et :

* aux Prin­cipes Direc­teurs des Nations-Unies pour la pro­tec­tion du consom­ma­teur notam­ment en ses para­graphes A –points 11,12 et 13 et les para­graphes C et D.

* au droit à l’accès à l’Eau Potable

L’état como­rien montre d’ailleurs, son souci de la sécu­rité, de la pro­tec­tion, de la res­pon­sa­bi­li­sa­tion du consom­ma­teur notam­ment par sa par­ti­ci­pa­tion active dans l’élaboration du pro­jet d’Acte unique de l’OHADA sur le contrat de consommation.

La Mamwe n’est pas au-dessus des lois. Société publique, elle doit être un modèle de res­pon­sa­bi­lité et de transparence.

Nous rap­pe­lons qu’il n’y a pas de labo­ra­toire agréé aux Comores. Le moins que les auto­ri­tés publiques doivent faire, est d’ordonner des ana­lyses exhaus­tives dans des labo­ra­toires agréés à l’étranger, suite aux inon­da­tions. Au besoin en sol­li­ci­tant l’assistance internationale.

La FCC veut croire que les auto­ri­tés de tutelle rap­pel­le­ront la Mamwe à son devoir d’information à la popu­la­tion sur l’état de l’eau en ren­dant public les résul­tats des analyses.

A sa réunion de Bureau du mer­credi 30÷5− la FCC exa­mi­nera la situa­tion et jugera de l’opportunité, de faire pro­cé­der à des ana­lyses de l’eau par un labo­ra­toire étran­ger reconnu.

Fédé­ra­tion Como­rienne des Consommateurs

Moroni, le 27 mai 2012
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