La politique Azali désavouée par les Anjouanais

Parti pour faire la prière de vendredi à Mutsamudu, Azali rentre finalement à Anjouan dans l’après-midi de samedi… On n’en a assez de la politisation des prières de vendredi surtout quand cela se fait à sens unique… Après Domoni pour une lecture du coran sur la tombe de notre regretté fonctionnaire du Mirex, le faux image ne pouvait rater l’occasion de l’Al Kour an du père de Darchary, l’homme qui s’est scandalisé de la nomination de Djabir comme président d’une assemblée des Assises sans oser dire un mot en public… Il semble que les gens aient déserté la cérémonie, selon les témoins sur place.

Au total, une opération de séduction qui ne passe pas à Anjouan. Après la dictature des assises salvatrices, place à la réalité de celles-ci… Les pro assistes anjouanais ont du mal à accompagner Azali dans ses dessins inacceptables. On voit mal un Anisse, Ahmed Jaffar ou encore moins l’ovni Sounhadj aller sur le terrain avec Azali défendre l’idée d’une réforme constitutionnelle dont les buts sont la mort lente de la Tournante, la prolongation du mandat d’Azali et la démonstration de l’hégémonie d’une île sur une autre.

Anjouan n’a pas répondu à l’appel du pouvoir d’aujourd’hui à Missiri comme vous pouvez le constater sur les images… Les recommandations de faux experts ne plaisent pas à Anjouan. Le 31 janvier 2018, on nous a vanté une mobilisation exceptionnelle en faveur des assises, qui était en réalité moindre par rapport à ce que fut le rassemblement de JUWA en faveur de la candidature d’Azali.

Dans ces images sur le rassemblement de ce dimanche où Azali est venu faire état des recommandations issues des assises, les rangs sont clairsemés et les gradins vides, sans compter que les agents des sociétés d’Etat ont été priés de se mobiliser pour la circonstance. L’assistance ne fait preuve d’aucun enthousiasme.
Azali a voulu montrer à la communauté internationale qu’il a le soutien d’Anjouan. Il doit déchanter… Après la mousse des assises, les comoriens respirent, et vont vivre d’autres moments… Ils vont dire NON aux manigances d’Azali et vont être attentifs au respect de notre constitution. Bravo aux anjouanais d’avoir boudé la venue d’Azali à Anjouan… C’est le début de la révolte.

Ahmed BOURHANE

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