«La politique de l’assistanat et de la mendicité est terminée»

Samedi 31 décembre, le chef d’Etat, Azali Assoumani, a adressé ses vœux du nouvel an à la population à travers un discours diffusé à 21 heures sur notre page Facebook et sur les ondes de la radio nationale.

Compte rendu d’Ali Abdou

Le président a formulé samedi ses meilleurs vœux de bonheur, de santé et de réussite au peuple comorien à l’occasion du nouvel an 2017. Avant de dresser le bilan de ses six mois à la tête de l’Etat, il a survolé les principaux évènements ayant marqué l’année 2016, à commencer par les présidentielles et les élections des gouverneurs. Selon lui, notre jeune démocratie et ses institutions ont été mises à rude épreuve durant cette période. Azali Assoumani espère que l’expérience du double scrutin de février et avril derniers servira de leçon  pour tourner définitivement la page de l’instabilité.

Le chef de l’Etat a, par ailleurs, remercié les Comoriens pour l’avoir porté une seconde fois au pouvoir «sur la base d’un contrat morale et politique défendu durant toute la campagne électorale.» S’il se dit «conscient que les attentes sont immenses et compréhensibles, que les exigences sont d’autant plus légitimes et justifiés que le désespoir est palpable ces dix dernières années», il appelle, cependant, les Comoriens à faire preuve «d’objectivité sur les réalités de notre pays et du monde.» «Je sais donc que vous faites la différence entre l’inaction et l’immobilisme du passé: Notre volonté de changer ce pays et de le mettre sur les rails d’un pays émergent est inébranlable», a-t-il déclaré. Le président de la République a, en outre, affirmé que depuis sept mois, son gouvernement assure le payement régulier des agents de l’Etat sans sacrifice ni aide financière extérieure. Il a aussi rappelé son train de mesures destinées à alléger le panier de la ménagère et à faciliter le quotidien des familles comoriennes les plus modestes : diminution des prix des produits pétroliers, réduction des tarifs de transport en commun, baisse des prix des denrées de première nécessité, etc. Il a enfin fait part des efforts consentis cette année dans le cadre du pèlerinage.

«En voulant faire des Comores un pays émergent, certaines conditions devront être réunies, et la première de ces conditions est l’énergie car, il ne peut y avoir de développement fiable et viable sans une fourniture suffisante d’électricité et d’une façon permanente. C’est pour cela que nous avons pris une des décisions les plus importantes d’un gouvernement comorien depuis l’indépendance, la création de la centrale électrique des Comores avec des fonds propres équivalant à plus de deux mois de salaires de l’ensemble des agents de l’Etat et ce, sans le soutien d’aucun partenaire», s’est félicité le chef de l’Etat. Avant de poursuivre: «la politique de l’assistanat et de la mendicité est terminée. Nous devons et nous pouvons montrer au monde et sans doute à nous-mêmes et aux jeunes  générations de ce pays que nous sommes capables de construire notre destin avec nos propres moyens».

Après la centrale, il a promis de se focaliser plus sérieusement sur la politique énergétique à moyen et long termes, et d’accélérer le mouvement pour que le projet à fioul lourd en cours, la géothermie à Ngazidja, l’hydraulique à Ndzuani et le solaire à Mwali, puissent être les énergies de l’avenir du pays. Il a en même temps annoncé le lancement de gros chantiers de réhabilitation du réseau routier à Anjouan et à Ngazidja. Tout comme les reformes en profondeur mises en œuvre pour mettre l’Aéroport international prince Saïd Ibrahim (Aimpsi) aux normes internationales de l’Oaci en le dotant d’une centrale électrique autonome.

Avant de clore son discours, Azali Assoumani est revenu sur l’adoption de la loi des finances 2017 par les députés. Un budget considéré par le président comme le plus audacieux depuis l’indépendance des Comores. Et qui impose l’orthodoxie, et la maitrise des dépenses d’une manière draconienne avec une baisse de 40% des dépenses. Une loi de finances qui prévoit aussi des investissements publics sur des fonds propres et qui soutient d’une manière forte les communes, véritables relais du développement et de la démocratie dans les localités. «Je tiens à saluer de la manière la plus solennelle les représentants de la nation, qui malgré les aléas, ont montré un sens élevé des intérêts supérieurs de la nation. Le vote à l’unanimité des élus est un message clair auquel je suis très sensible. Ils témoignent de leur volonté similaire à la mienne de nous rassembler autour de l’essentiel pour construire un pays enviable où il fouille bon vivre», a-t-il dit. A l’aube de cette année nouvelle, le chef de l’Etat demande au peuple comorien de croire à sa capacité de changer le devenir du pays, et à la jeunesse, à qui on a offert des faux emplois, de garder espoir. Son slogan «un jeune, un emploi», il y croit encore. 

Alwatwan 

1 commentaire sur «La politique de l’assistanat et de la mendicité est terminée»

  1. LE PROCÈS DES BIENS MAL ACQUIS S’EST OUVERT A PARIS POUR TEODORIN OBIANG.
    Ce dernier fait trembler bon nombre de chefs d’État Africain, y compris le clan AZALI. Il faut dire que cette inquiétude légitime mais illégale du côté du colonel, fait suite aux révélations d’un diplomate qui confirme que le président AZALI détient un compte à l’étranger auquel contient une somme abyssale de 40 millions d’euros.

    Par ailleurs, plusieurs chefs d’État notamment, le clan Bongo, celui de Denis sassou se voient confisqués leurs biens mal acquis en attendant l’instruction qui est en cours. Cette justice serait applaudie si elle allait jusqu’à terme. Car, ces peuples lésés ont besoin de cette justice conduite par ces associations qui voien en mauvais œil la détresse et la douleur de ces femmes, enfants et hommes.

    AZALI et ses épigones ne cessent de trembler car ils savent indéniablement que la foudre de cette justice ne les épargnera pas. En effet, cette même justice pourrait s’intéresser de son train de vie et son clan.

    Ce président et sa famille ne cessent de vivre dans un confort absolument inconsidéré, y compris des voyages en sériés, des comptes bancaires pleins à craqué. Toutefois, au même moment, des milliers de comoriens sont abattus aux cimetières de l’hôpital El Marouf de Moroni, faute d’électricité, d’oxygène ainsi que les salaires des fonctionnaires sont loin d’être honorés.

    Donc, cette situation indigne l’ensemble des associations qui viennent en aide aux peuples et aux victimes des dictateurs voyous. La population comorienne appelle à ces associations qui s’occupent des peuples lésés par les biens mal acquis à se pencher à la question comorienne. Il s’agit de lui rendre justice afin de restituer leurs biens.

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