La politique et la morale sont-elles compatibles?

Il fut un moment où certains auteurs pensaient que la politique et la morale ne font pas bon ménage. C’est le cas du  »prince » de machiavel dans lequel la fin justifie les moyens. Or, selon d’autres notamment le philosophe Allemand Kant, la morale doit avoir sa part en politique.

D’abord, une politique qui prend en compte la morale, elle produira son efficacité et donne aussi des résultats concrets. Par contre si la classe politique ignore le bien être du peuple en choisissant le mal pour ce dernier, elle finira dans des circonstances abjectes. D’où la nécessité de faire en sorte que la politique obéisse à la morale.

C’est en effet, à elle seule de trancher lorsqu’il existe une opposition entre morale et une idée de justice comme l’a souligné un des philosophes du XVIIIe siècle, KANT que la politique ne peut pas faire aucun pas sans rendre d’abord, hommage à la morale.

Ensuite, si la morale doit être au premier rang en politique c’est par ce que l’intelligence ne suffit pas.
C’est le cas en 1995, lors du coup d’état perpétré par Bob Denard contre l’ex-président DHOHAR. Si le colonel AZALI ASSOUMANI, ancien chef d’état major avait mis la morale sur la balance, il aurait dû intervenir pour libérer les institutions de la république. Néanmoins, il eut préféré se refugier dans un pays étranger plutôt que de sauver l’intégrité du territoire. Tout cela n’est autre que le réalisme machiavélique et non pas la morale politique.

Donc, au moins si morale il y avait, le chef de guerre aurait sacrifié sa vie pour son métier. Mais, les concepts, nous les apprenons dans les diverses universités. Or, ces derniers ne suffisent pas pour conduire une politique digne d’une classe politique pourrie. Il lui faut une subtilité, une capacité talentueuse, une vision du monde que n’en a pas n’importe qui. Le politique doit disposer des connaissances suffisantes pour pouvoir juger, pour mieux déterminer l’origine des difficultés qu’il dispose à résoudre. Un candidat a par ailleurs, à trancher voire décider du moment où se pose un problème.

Or, tout cela demande un comportement exemplaire de nos dirigeants. Il faut éviter les conflits d’intérêts, éviter l’enrichissement sans cause, ne pas donner l’impression d’un candidats affamé. En effet, en faisant la politique, on doit se comporter comme un bon père de famille. ceci dit qu’il ne faut pas voler les biens collectifs, tout en faisant en sorte que chaque citoyen se reconnaisse dans sa société.

Toutefois, si la morale doit primer sur le réalisme machiavélique, il existe des moments où on peut abandonner les soldats en plein combat afin de se sauver.

Contrairement à cela, si les institutions de la république sont paralysées et que l’intégrité du territoire risque d’être livrée à des étrangers, il sera de notre devoir de nous battre jusqu’à la mort pour sauver le pays. Dans ce cas l’état de nécessité s’impose. C’est l’exemple de l’ancien chef d’état major ASSOUMANI AZALI, qui aurait dû perdre sa vie pour sa fonction. Malheureusement ce n’est pas le cas, car il avait le choix entre l’intérêt suprême du pays et son égoïsme politicien.

Dans une époque lointaine, cette trahison aurait été considérée comme une infraction à la majesté. Pour commettre cette infraction, il suffit de discuter avec l’ennemi en période de guerre ou abandonner le champs de bataille en cas de guerre. Pour les deux cas, la sanction c’est la peine capitale.

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Tout cela, montre le manque de morale en politique et que notre pays a besoin d’une dose de moralité en politique afin de sauver les citoyens en souffrant. Si sommes-nous d’accord, que tous les candidats déclarés n’ont pas de morale, il faudrait absolument les mépriser pour les prochaines élections. tous ces hommes( MAMADOU, AZALI, SAMBI, IKILILOU,MOUIGNI BARAKA, ABDOULWAHAB, SALIMOU,ECT…) ont ruiné le pays. Malheurs à vous tous et vous aurez des comptes à rendre devant dieu. Si vous croyez que dieu n’existe pas, vous ne serez pas à l’abris d’une maladie incurable.  Le manque, d’eau, d’électricité, de route, de justice, de police, d’armée, des soins, d’école et enfin, des perspectives d’avenir, cette responsabilité vous incombe. Mais DIEU sera notre avocat pour vous punir avec la plus grande sévérité.

Faut-il voter des malhonnêtes ou non? la réponse vous la connaissez comoriens et comoriennes.

Imani / Comores infos

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