« La population comorienne dépend à 90% d’énergies fossiles alors que le Gouvernement… »

LE VICE-PRÉSIDENT S’EXPRIME 
 1) la population comorienne dépend à 90% d’énergies fossiles alors que le Gouvernement comorien s’est fixé l’objectif d’arriver à un mix énergétique avec 55% d’énergies renouvelables à l’horizon 2030. Comment relever un tel défi?
Nous reconnaissons le poids de la facture énergétique plus particulièrement celui de l’électricité. Nous   avons voulu stabiliser l’énergie aux Comores car tout le monde le sait, jusqu’en 2015 seule la ville de Moroni allumait entre 8H30 à 12H30 la journée. 

Le cout de la facture énergétique varie entre 336 à 350 KMF/KWH et la MAMWE vend à perte entre 96KMF à 132 ou110Kmf/KWH en fonction de la puissance et du contrat souscrit par les clients auprès de notre société nationale de l’électricité. L’Etat doit compenser la différence par le biais de la subvention de l’Etat. Donc il y a une grande urgence d’aller vers la transition énergétique. Toutefois, nous sommes entrain de consolider les acquis du thermique pour nous permettre d’aller vers le mix énergétique. 

2) Comment se développent actuellement les énergies renouvelables au niveau des îles? Et surtout public ou privé? 

Le constat que j’ai développé dans la première question prouve qu’il est urgent de repenser nos modes de productions et de consommation.  Il faut orienter nos choix vers des solutions alternatives pérennes et durable, de mener une politique active d’économie d’énergie. 

Toutes les voies possibles sont à explorer pour mieux optimiser l’utilisation des énergies dites primaires amorcer des économies d’énergie significative et développer les énergies renouvelables. 

Très vite avec la banque mondiale et d’autres partenaires nationaux et internationaux nous prévoyons  développer le solaire, la biomasse et l’hydrolienne dans l’ensemble des trois iles. Il est prévu cette année de munir les toits des bâtiments administratifs des panneaux solaires et mettre dans les grandes villes des Comores des lampadaires solaires. Le développement de la géothermie à Ngazidja continue comme la mobilisation du potentiel hydraulique dans les iles de ndzuani et de Moheli et explorer aussi l’éolienne. 

 3) L’année 2018 sera consacrée sur quelles principales actions vu le défi à relever? Pourquoi?

Il faut d’abord stabiliser le système de production et de distribution actuelle. Nous savons que l’Etat actuel du parc de production électrique misse en place par la volonté du chef de l’Etat Azali ASSOUMANI  est d’une puissance de32, 5mw reparti respectivement de la façon suivante Ngazidja 20mw, 8mw à Anjouan et 4.5mw à Moheli. 

Nous avons pris des mesures pour l’amélioration de la compétitivité commerciale sous sectorielle en mettant un système performant appelé BECHEYO. Nous avons intensifié la lutte contre la fraude et chasser les clients fantômes et la généralisation des cartes prépaiement  de type STS. Nous continuons à améliorer le taux de recouvrement à la MAMWE et à l’EDA en partenariat avec la banque mondiale. 

La bonne gouvernance sectorielle est de mise au cœur des orientations stratégique du gouvernement, la formation est très importante. Les besoins en ressources humaines pour la réalisation des projets énergétiques en énergie fossile comme en énergie renouvelable nécessitent un capital humain qualifié en ingénierie énergétique. Nous sommes entrain de préparer un plan de formation pour l’année 2018. 

Réussir le pari de l’énergie à l’horizon 2030 passe par l’élaboration d’un plan de formation ambitieux qui demande à être concrétisé avec efficacité en misant sur une volonté réelle et les ressources humaines.

Vice présidence 

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