La première dame est bien candidate au poste de gouverneur de Mwali

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Engagement. Selon l’actuel ministre de l’Emploi et fidèle parmi les fidèles du président Ikililou, avant d’accepter de s’engager, le couple présidentiel aurait demandé à ce que “tout le monde y mette du sien et défende avec force la candidature”. Ce membre fondateur de l’Updc, parti du pouvoir, invite les sympathisants du parti et les amis du régime “à être fiers du bilan du regime”.

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La première dame est candidate à l’élection du gouverneur de l’île de Mwali. Depuis hier, ce qui n’était qu’une simple rumeur a été confirmée par l’intéressée. Hadidja Aboubacar a, en effet, fait un pas de plus vers l’officialisation de sa candidature. Elle l’a annoncé à ses amis et proches, mais aussi à des sympathisants et militants de l’Updc originaires de Mwali lors d’une réunion organisée pour la circonstance à Moroni.

Selon Darousse Allaoui, un fidèle du couple présidentiel de la première heure, ce sont les collaborateurs et amis du président Ikililou Dhoinine qui, après une longue réflexion, auraient demandé à Hadidja Aboubacar de s’engager dans la bataille. Et d’ajouter que les initiateurs de cette candidature ‘‘ont durement travaillé pour parvenir à convaincre le couple présidentiel’’.

“Nous avons pensé à Hadidja Aboubacar, car elle est une personne intègre et cultivée, leader dans de nombreuses organisations locales et qui a aussi représenté dignement le pays dans d’importantes  assemblées mondiales”, a-t-il soutenu.

Mais, d’après l’actuel ministre de l’Emploi, avant d’accepter cette offre, le couple présidentiel aurait posé des conditions. “Ils ont demandé à ce que tout le monde y mette du sien et défende avec force la candidature, celle-ci étant d’abord notre initiative”, a-t-il indiqué.

Membre fondateur de l’Updc, il a invité les sympathisants du parti et les amis du régime à être fiers du bilan du régime. “Nous avons réalisé des choses. Nous avons posé beaucoup d’actes qui ont un impact réel dans le développement de ce pays. Des réalisations sont faites à Mwali, mais dans ce pays on ne dit du bien d’un régime qu’une fois qu’il est parti”, a-t-il rassuré.

Prenant la parole, Hadidja Aboubacar a d’abord remercié l’assistance avant de confirmer les propos de M. Darousse Alaoui sur la demande que lui a été faite pour porter la candidature de l’Updc à l’élection du gouverneur de Mwali. A l’en croire, elle avait décliné l’offre à deux reprises, mais “c’était sans compter sur la détermination” des initiateurs”.

“J’ai pensé à mes enfants que je vois à peine depuis dix ans maintenant et un emploi chargé en permanence. Mais, finalement j’ai cédé. Je ne pouvais pas repousser trop longtemps l’honneur et la confiance qui m’ont été faits”, a dit la désormais candidate à l’élection du gouverneur de l’île. Elle a invité ses amis et proches conviés à cette rencontre dite ‘‘d’information et de sensibilisation’’ à relayer le message auprès des siens en attendant que les “choses sérieuses commencent”.

C’est la deuxième femme qui annonce son intention de briguer le poste de gouverneur dans l’île de Djumbe Fatima. Hadidja Aboubacar rejoint, ainsi, l’actuelle directrice nationale du Genre, Mariama Haidar. Il faut, par ailleurs, noter que dans l’île de Djumbe Fatima, la femme n’avait pas de place dans les hautes fonctions. Aucune ne siège au conseil de commissaire de l’île depuis plus de cinq ans.

La première dame a toutes les chances d’avoir en face de lui, notamment, l’actuel détenteur du poste, Mohamed Ali Saïd, dont les partisans ne font pas mystère de leur intention d’en découdre. Dans ces circonstances, l’élection du gouverneur dans l’île risque d’être tendue avec une opposition qui, bien que partant déjà en ordre dispersé, tire à boulets rouges sur le régime actuel.

Saminya Bounou / Alwatwan

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