La région de Badjini mal servie, la jeunesse en colère et divisée

Il faut beaucoup du temps pour la jeunesse de Badjini, celle de la région de Ngwengwe en particulier, d’oublier le choix malheureux fait par Azali Assoumani en nommant Soilihi Mohamed Djounaid en lieu et place de Djoumoi Said Abdallah. Un choix tactiquement dangereux quand ont fait une analyse objective sur l’histoire politique de la zone.

A part le fait que les deux hommes se distinguent par leur statut politique, n’ont pas la même aura politique dans la région, le nouveau secrétaire d’Etat ne connait pas Ngwengwe, il n’a jamais été au four ni participé à des véritables combats politiques à part sa présence aux meetings juste pour se faire voir et jouer les m’as-tu-vu. Djounaid a déserté la région et s’est installé à Mitsamiouli avec sa belle femme. L’homme réserve les rares journées où il passe du temps dans la zone à bouffer du carburant en faisant des tours dans Uziwani pour attirer l’attention des femmes de sa présence au village.

Soilihi Mohamed Djounaid a fait le choix d’évoluer dans les coulisses du pouvoir et se sert toujours de réseaux puissants pour se faire propulser opportunément sans faire l’effort d’être un gentleman politique comme les cadres de sa génération qui se battent pour se créer leur propre ascension sans compter sur des gros bonnets. Le pire, il aime les décrets mais jamais un bilan concret en faveur du progrès du pays. On ne reviendra pas ici sur son histoire, le douloureux épisode de sa vie qui colle à sa peau à jamais.

On reste sur ce régime. L’homme a été DG à la Fop (1ere décret), mandataire du gouvernement auprès du Groupe Armada (2eme décret) et principal chef d’orchestre de la société nationale de pêche (3eme décret). Mais allez y chercher le bilan. Négatif sauf si on nous prouve le contraire. Soilihi Mohamed Djounaid est le prototype de ces sapeurs de luxe aux jolies cravates qui aiment la tchatche et surtout les fonctions sans y mettre des faits.

Mais où va le président quand il prêche l’émergence ici et là en continuant à nommer des tchatcheurs aux bilans zéro. Comme on dit chez nous, « ce pays est mort » même si on garde toujours l’espoir. Nous, jeunes de Ngwengwe sommes en colère, non pas parce que l’un est privé de son poste et que l’autre y entre.

Nous sommes en colère tout simplement parce que le nouveau secrétaire d’Etat était absent aux combats, il a fui les foules, faisait la sieste à Mitsamiouli, ignorait les moments politiques difficiles (assises, référendum, élections), il n’a pas aujourd’hui la légitimité suffisante pour représenter toute une zone qui a tourné le dos à ses fils candidats (Mzimba et Abodo Soefo) pour soutenir le président de l’émergence. On est mal servie mais attendons les combats politiques à venir, le président va se rendra compte même s’il sera trop tard…

Ali Kassim

2 commentaires sur La région de Badjini mal servie, la jeunesse en colère et divisée

  1. C’est d’une tristesse à pleurer. Je suis stupéfait de constater le degré zéro de la réflexion politique de nos chers cadres. On est entrain de raisonner sur des intérêts strictement locaux et régionaux au lieu de placer le débat là où on l’attend, à savoir le développement de notre pays et la paix durable. Cet article résume à lui tout seul le véritable mal qui gangrène ce pays. Les querelles éternelles à caractère insulaire, régional, villageois, individuel et entre quartier d’un même village. Tout cela est ridicule et ne fait en rien avancer ce pauvre pays. A travers cet article, je perçois une forme d’amertume et d’animosité déclarée à l’encontre de Monsieur Djounaid au lieu de dénoncer la composition d’un gouvernement incompétent et à bout de souffle et qui nous mènera droit au mur. Mais au lieu de cela, notre camarade s’indigne de voir les intérêts de sa région lésés. Tant que ce type de raisonnement continuer à prospérer, le pays va prospérer dans sa perte de vitesse à tout point de vue.

  2. Ce que ignorent ces jeunes de Gwengué, c’est que, la nomination dep Djounaid, n’a rien à voir avec la soit disant émergence. Elle s’inscrit plutôt sur des faits mafieux, comme fut le cas au premier gouvernement de Azali quand ce même Djounaid était DG aux Impôts.

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