La Réunion: Mohamed Safaoui remporte le semi-marathon de la Corniche

Mohamed Safaoui s’impose sur le semi-marathon de la Corniche qui s’est déroulé tôt ce matin entre le Nord et l’Ouest de l’île.

L’événement sportif du jour, le premier marathon de la Corniche organisé par l’association RandoCamélias. Le vainqueur du semi-marathon est Mohamed Safaoui.
Le coup d’envoi a été donné ce matin à 6 heures au Barachois. Les coureurs ont emprunté la route du Littoral, le canal bichique leur était réservé.
Plusieurs centaines de personnes ont pris part à deux parcours : un marathon de 42,195 km et un semi-marathon de 21 km.
Les concurrents sont arrivés au Stade olympique Julius Bénard à Saint-Paul. Le premier à franchir la ligne a été Mohamed Safaoui.
Le traileur originaire des Comores, Mohamed Safaoui, n’en est pas à sa première victoire sur les courses de l’île. Le concurrent fait partie des 57 participants aux Jeux des Îles de l’océan Indien qui sont restés à La Réunion au terme de la compétition. Pourtant, il est en situation irrégulière.
Depuis, l’homme participe à de nombreuses courses à pieds et termine régulièrement parmi les premiers.
« C’est ma quatrième victoire. Ça me fait plaisir de gagner encore. J’aimerais bien afin d’accéder au haut niveau et les grandes compétitions mondiales », explique Mohamed Safaoui.
« Si je fais ça, c’est pour montrer que si je suis resté, c’est pas pour rien », assure-t-il.
Mohamed Safaoui explique : « Je suis déjà aller au Kenya pour m’entraîner. J’aime l’athlétisme depuis tout petit. »
Le traileur originaire des Comores ajoute : « Mon rêve, c’était de réussir depuis chez moi. Mais là-bas, j’étais angoissé car avec la situation politique, les sportifs sont oubliés. J’ai trouvé l’occasion de venir pour me montrer. La politique a encore tout gâché aux Jeux des Îles. Je me suis dit qu’il vaut mieux que je reste ici pour ma carrière. »
Mohamed Safaoui explique ne pas se cacher : « Je vis comme toutes les autres personnes. C’est pas facile de vivre loin de chez toi. Mais la vie nous permet d’aller loin. Là, je n’avais pas le choix. »

LINFO.RE 

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