La santé coûte cher pour la population pauvre 

L’accessibilité aux soins pour la population socio-économiquement défavorisée  est insuffisante. L’argent est bien sûr un nerf de la guerre ; mais il n’est pas le seul.  S’ajoutant aux nombreux problèmes que rencontre cette catégorie de population, elle heurte des différents types de barrières d’ordre social que financière.
 

Le système de santé comorien a de gros efforts à faire en matière d’équité d’accès aux soins notamment dans les hôpitaux publics. En marge de la vie chère, la qualité des soins de santé apparaît généralement élevée en union des Comores. C’est même devenu un réflexe. Malheureusement, le constat est sans appel et beaucoup des gens même avec des revenus faibles, préfèrent se rendre à l’extérieur pour se soigner. « Il est vrai que la santé coûte cher ici mais il faut comprendre que la cherté de la santé n’est pas la cause de départ de nos malades vers l’extérieur. La qualité de soin, le comportement des nos médecins et la  vieillesse des infrastructures  influent beaucoup a ce départ massif vers l’extérieur.  C’est vrai, chaque année, pas moins de 500 personnes vont à l’extérieur à cause de leur soins de santés et dépenses plus des millions, ce qui est regrettable pour notre pays mais que faire », s’est –il demandé Mzé Msa Ali un patient de l’hôpital El-Maarouf.
Payant la tribu, la population la plus pauvre ne jouit pas facilement de ses droits de santé. Et malgré leur revenu faible, elle choisisse les cliniques privées que les hôpitaux publics. « Même si les Docteur sont les mêmes mais il y a un peu de sérieux dans les cliniques que dans les hôpitaux publics. D’abord dans la manière de nous parler qu’au suivi du traitement. Donc, avec nos moyens bien que faible on préfère se rendre dans les privés. Si on vient ici, c’est parce qu’on n’a pas le choix. C’est hôpital avait une réputation qu’on la nommé El-Maarouf maintenant il est devenu El-mawouti », a-t-il ironisé Maman Chofera, un parent d’un patient à l’hôpital El-Maarouf.
Selon ces patients « aller dans un autre pays, a un impact sur l’espérance de vie plutôt que de rester dans ce pays ». Pire encore, ils affirment que « la classe  sociale a un rôle important à jouer dans l’inégalité de l’accès aux soins de santé dans ce pays ».
Nakidine Hassane

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