La situation des DOM-TOM n’est pas brillante, celle de Mayotte est explosive, s’alarme Jean-Claude Taupin, de Saint-Étienne-de-Chigny (Indre-et-Loire)

Que s’est-il passé depuis 1975 en haut lieu à Paris pour que nous refusions la création d’une nation dans l’archipel des Comores? Pourquoi Mayotte, l’une des îles de cet archipel, est-elle demeurée au sein de la République Française? Pour de supposés intérêts économiques et autres chimères sans doute, mais sans suite! Cette île, qui pendant plusieurs siècles est passée sous différentes dominations coloniales ainsi qu’aux mains de potentats locaux jusqu’à la colonisation française, a été laissée au niveau du tiers-monde par les Républiques qui se sont succédé!

Et puis nos gouvernants se sont approprié son devenir en lui octroyant le statut de département en 2010. En fait tout était à construire, ce qui explique l’état actuel de l’île qui vit sous perfusion permanente et qui constitue ce 101 département de la France. Pour nos élus qui défendent bec et ongles nos intérêts militaires et stratégiques, je pense qu’avec Djibouti et la Réunion nous pouvons faire face à des menaces qui adviendraient dans le canal du Mozambique! Il serait vraiment grand temps que la France restitue l’autorité centrale de Moroni sur Mayotte dans le cadre d’une réunification.

Un reportage de qualité sur LCP a réussi à établir un constat pour éclairer nos concitoyens métropolitains à propos de cette île. Les contextes sociétaux, sociaux, économiques, religieux, m’ont semblé être d’une grande justesse ainsi que les commentaires sur l’aspect colonial qui y règne encore. Nos gouvernants, qui ont précipité l’île dans la départementalisation, ratée de surcroît, portent une grande responsabilité sur ce que va devenir cette plaie béante qu’est Mayotte pour notre nation. Le témoignage sur LCP du préfet, en poste entre 1996 et 1998, traduisit le grand malaise qu’il a subi en arrivant, sans aucune consigne du gouvernement d’alors dans une île en totale errance.

A propos de la démographie et notamment l’arrivée des migrants des autres îles des Comores, le gouvernement français n’a fait qu’atermoyer concernant les expulsions. La vice-rectrice de Mayotte a rappelé sur LCP que près de 9.000 enfants naissent par an dans l’île dont 50% ne sont pas Mahorais. Ce qui signifie que chaque année l’Éducation nationale devrait prévoir plus de 300 classes supplémentaires!

Les Mahorais séduits par les promesses faites par nos gouvernants depuis une quinzaine d’années ont cru en la solidarité de l’État pour mettre l’île au niveau de la France. Hélas, ils sont terriblement déçus.

Résultat: une île au bord de l’implosion.
Jean-Claude Taupin

de Saint-Étienne-de-Chigny (Indre-et-Loire)

Centre-presse 

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