La stabilité insulaire mise à mal par la Cour constitutionnelle

wpid-screenshot_2015-12-26-17-41-46-1.png

Que personne ne se méprenne, l’arrêt rendu hier 25 décembre 2015 par la Cour Constitutionnelle Comorienne n’est pas un revers pour le parti JUWA encore moins pour l’ancien Président Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI mais bien de l’identité nationale.

image

L’identité nationale à été bafouée par la Cour Constitutionnelle. Désormais en Union des Comores, il y a une sous-identité ou une supra-identité selon nos sages. En suivant le raisonnement des membres de la Cour constitutionnelle Ahmed Abdallah Mohamed Sambi n’est pas éligible à la tournante de Ngazidja, non parce qu’il serait natif de l’île d’Anjouan, mais parce que il a été élu Président de l’Union des Comores en 2006 pour le compte d’Anjouan. Cela veut dire que s’il n’avait pas été élu président pour le compte d’Anjouan il aurait pu se présenter à Ngazidja comme pour le tour de Mohéli.

Autrement dit nous sommes tous des citoyens comoriens jusqu’au jour où nous devenons élu pour le compte d’une île. En suivant le meme raisonnement cela suppose que les députés et les conseillers élus pour une île ne peuvent être élus dans une autre île puisque désormais considérés comme des Ressortissants de l’île où ils ont été élu la première fois. Si le critère qui permet de distinguer un Ressortissant d’une île c’est ça présentation ou élections pour le compte d’une île.

Alors que deviennent tout les  autres comoriens qui ne ce sont jamais présenté a une élection? Plus sérieusement, où allons nous? Sommes nous prêt a mettre en péril notre unité et notre identité juste pour se débarrasser de Sambi? La Cour constitutionnelle a fait preuve d’inconscience a travers son arrêt rendu hier 25 décembre car désormais cet arrêt va être utiliser a l’avenir comme jurisprudence pour diviser notre Archipel et saper à jamais notre identité nationale. Aujourd’hui plus que jamais tout comorien patriote doit soutenir le mouvement du 11 août 2015 pour effectuer les assises  nationales et doter notre pays d’institutions fortes qui renforcent l’identité nationale et  ne laissant aucune place à l’insularité, la division synonyme de la promotion de la médiocrité, de la corruption et de l’instabilité chronique.

Il a fallu 13 années successives a Paul Kagamé pour emmener le Rwanda là où il se trouve aujourd’hui. Il a fallu 2 mandats successifs a Barack Obama pour tourner la page de la présidence de Bush Jr et commencer a mettre en oeuvre ses promesses de campagne de sa première élection.

Pensez vous sincèrement que l’Union des Comores connaîtra un jour la stabilité et le développement économique dont nous espérons tous en changeant de Président tout les 5 ans?Nous voilà face a l’histoire, aujourd’hui la question n’est pas de savoir qui sera le prochain président mais plutôt mais plutôt quel avenir nous projetons pour nous et les futures générations. C’est aujourd’hui que l’on construit demain.

El-galib Tourqui

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*