La stratégie nombriliste de Sambi a tué JUWA dans l’œuf

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Disait l’écrivain américain, Ambrose Bierce:«Homme. Animal si éperdu dans la merveilleuse contemplation de ce qu’il pense qu’il est, et qu’il néglige éperdument ce qu’il devrait indubitablement être». Et quoi de mieux pour parfaire cette bêtise nombriliste qu’un petit zeste d’entêtement, n’est ce pas V. Hugo ?! «L’entêtement sans l’intelligence, c’est la sottise soudée au bout de la bêtise et lui servant de rallonge».

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Qui, même parmi les chantres du sambisme ne savait pas au fond de lui que la candidature de l’Ex Raïs allait être rejetée. Lui même était conscient que sa démarche relevait plus du fantasme que du réel, mais vu qu’il aime attirer l’attention sur soi, il a préféré occulter ce qui était limpide aux yeux de tout le monde, pour satisfaire son ego surdimensionné. Une démarche jalonnée de succès, puisque sa supposée candidature a des mois durant trusté le web et le paysage médiatique national. Mais comme toute médaille a son revers, l’Homme au turban ne pouvait pas en déroger à la règle. Et voilà qu’aujourd’hui son parti politique, pourtant majoritaire à l’Assemblée Nationale n’est pas représenté en tout cas de manière officielle aux Elections présidentielles. C’est un bien triste constat pour les sympathisants du « Soleil », car ils disposaient d’un panel d’alternatives et non pas des moindres pour conquérir la magistrature suprême du pays.

Aussi subjectif qu’on peut l’être, on ne peut pas remettre en cause la popularité de l’ex locataire de Beit Salam. Il l’aurait juste suffit de moduler sa cote au contexte actuel du scrutin. D’ailleurs on va s’amuser sur une hypothèse aujourd’hui impossible: Une candidature de subrogation qui serait menée par la coalition JUWA-PEC, avec comme candidat à la présidence Fahmi S. Ibrahim, vice président pour Anjouan, A. A. Sambii et deux quidams pour Ngazidja et Moheli. Dans cette optique, non seulement ils auraient eu plus de chance de rafler la mise, mais elle constituerait bien évidemment un bon tremplin pour le dirigeant « solaire » de se faire élire en 2021; un schéma qui se rapprocherait un peu plus à celui de Medvedev-Poutine. Hélas, Sambi a choisi de se la jouer solo, une attitude qui risque d’emporter JUWA dans la tempête, d’implosions des partis politiques récurrentes en période électorale. Entre l’ex président de l’assemblée et le leader du parti PEC, un choix devra être opérer. Nul doute les conséquences qui en découleront.

Une chose est sûre, le Mollah s’est bien pris les pieds dans le tapis dans sa quête du pouvoir, mais on peut néanmoins lui être reconnaissant d’avoir rendu un grand service à la justice comorienne. En effet, l’arrêt rendu par la haute cour en l’espèce, est une aubaine pour l’organe juridictionnel national, jusqu’à là dépourvue de normes jurisprudentielles adéquates.

Je libérerai mes lecteurs avec cette phrase de Pierre-Claude-Victor Boiste: «Rapporter tout à soi, c’est réduire tout à bien peu de chose».

Que la paix soit sur vous !
RAKIB MATOIR

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