La violence conjugale est un problème public

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Appel à l’action. “Les cas d’agressions représentent actuellement 29% des détenus à la Maison d’arrêt de Moroni selon des statistiques de 2014-2015”, rappelle le chef du service chargé de la lutte contre les maltraitances. Pour faire face il estime que la justice doit “appliquer scrupuleusement le code de la famille” qui interdit les mariages précoces”.

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A quelques semaines de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre, le chef du service chargé de la lutte contre les maltraitances, Chabani Bourhane, est monté au créneau pour dénoncer la multiplication de ces actes “monstrueux”.

Il classe les cas de violences en trois catégories selon l’âge. Les enfants de 0 à 12 ans subissent des “viols” et des “maltraitances”, ceux de 12 à 18 sont victimes de ‘‘détournements de mineure’’ et de “mariages précoces et forcés’’, et les enfants de plus de dix-huit ans font l’objet de ‘‘violences conjugales’’ et de ‘‘maltraitances’’.

‘‘Dénoncer une personne qui a agressé sa femme doit être une obligation, un devoir civique car la violence conjugale est un problème public’’ dit-il. “Même au système des Nations unies, la dénonciation est considérée comme l’acte fondamental pour lutter contre ces violences. Peu importe la personnalité, nous devons crier fort. Nous appelons la justice à ne pas considérer la dénonciation de ces malfaiteurs comme une infraction. D’ailleurs, un procureur peut se saisir devant ces actes pour ouvrir des enquêtes”, a expliqué Chabani Bourhane. Et de demander à la justice d’appliquer scrupuleusement le code de la famille afin d’inverser la courbe “puisque le code interdit les mariages précoces.”

Il incite les parents à être plus vigilants en matière de prévention, surtout en ce qui concerne les enfants de 0 à 12 ans ‘‘parce que les coupables sont des personnes qui se montrent gentilles et sympathiques’’.

Des formations ont été organisées pour les prises en charge médicale et psychologique. “Nous appelons tous les Comoriens et la presse à porter un ruban noir la journée du 25 novembre pour mieux sensibiliser contre ces maltraitances”, a-t-il requis. 

Nazir Nazi / Alwatwan

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