La violence de l’armée comorienne est inouïe

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C’est un être humain qui est ainsi traité. Un être humain et non un animal. N’ont-ils pas de moral, ces militaires? Ne bénéficient-ils pas fait de formation, ces hommes à qui on donne des armes pour assurer notre sécurité? Mohamed El-Had Abbas, ministre de la justice, et Hamada Abdallah, ancien ministre de l’intérieur, sont convaincus que ces gens-là ne sont pas mieux formés pour mener à bien leur mission.

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A Abbas El-had
Monsieur le ministre, aujourd’hui on fait face à des violences policières sans précédentes. Je peux vous parler d’un Je-viens lynché à Gobadjou par les militaires, le vendredi 21 aout 2015. Il y a aussi ces interpellés qui se voient toujours déshabiller une fois dans un commissariat ou brigade, et tant d’autres cas. Qu’en dites-vous ? :

 »C’est regrettable de voir ces genres de dérapages, si ca existe. Je préconise la formation des éléments de la police et de la gendarmerie. D’ailleurs le gouvernement est sur le point de recruter des hommes pour les former dans des institutions spécialisées. Mais si des cas de violences tel que tu viens de les citer se présentent, il faut saisir la justice. Il faut aller jusqu’au bout car la liberté ne s’obtient  pas dans un plateau d’or ». (interview accordé à la gazette des Comores le 19 novembre, paru dans le journal le lendemain.

Toufeyli Maecha

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