L’Affaire du 6 juillet 1997: Une conspiration !

Opinion libre et confession :

Si l’affaire du 6 juillet était une conspiration alors elle était celle du Dr Mokhtar, de Hassan Harouna et de certains éléments de l’UNDC avec pour objectif de destituer le Premier Ministre Ahmed Abdou.
Le président Taki était reçu par Jacques Chirac le 2 juillet. Au cours de cette audience, le president français avait conseillé à Taki de travailler en étroite collaboration avec son Premier ministre Ahmed Abdou, car il était apprécié par la communauté internationale, la Banque Mondiale et la Coopération Française.

Pour revenir au retour de TAKI à Moroni, il faudra pourtant savoir que l’ambassadeur Saïd Hassan Said Hachim avait pris toutes les dispositions pour le retour du président Taki par Emirates Airline le 3 juillet, mais Taki nous avait informés à la dernière minute qu’il avait changé d’avis à propos de son retour à Moroni parce qu’un ami lui aurait proposé de lui prêter son jet privé pour le ramener ainsi que sa délégation. Mahmoud Lamartine connaissait l’ami en question car c’est lui qui était en charge d’organiser cette opération. L’ambassadeur Said Hassan était en colère et même très furieux. Il avait alors demandé à Taki de justifier cette décision de voler dans un avion privé venant d’une personne inconnue des autorités comoriennes. Ce fut une question majeure sur la sécurité du chef de l’Etat et ainsi Said Hassane avait toutes les raisons et tous les droits de refuser de porter la responsabilité de cette option. Cependant Mahmoud Lamartine n’avait pas non plus réussi à fournir l’avion et nous avons dû alors recourir à autre une solution. Taki a dû appeler le président Bongo pour lui demander de lui fournir un avion et ce dernier lui avait alors répondu que tous ses avions étaient impliqués dans le transport des médiateurs pour le règlement du conflit du Congo Brazaville. Toutefois le president gabonais était très fâché contre son ami et homologue car il jugeait la démarche peu sérieuse si ce n’est aventureuse mais il avait accepté de payer les frais d’un jet privé qui conduirait Taki à Moroni. Ce fut alors que j’ai dû faire activer mes relations personnelles avec l’avionneur Dassault pour trouver un Falcon 50 et transporter notre délégation à Moroni. Ce fut encore moi qui devait assurer le suivi du règlement de la facture de Dassault.
Je me souviens aussi que le conseiller Ahmed Wadaane avait dû écrire manuellement les demandes d’autorisation du plan de survol de l’espace aérien aux autorités de l’aviation civile de chaque pays figurant sur le plan de vol depuis la suite présidentielle. Le Quai d’Orsay ne pouvait pas assumer ni assurer de son assistance pour ses changements de dernière minute car toutes les mesures étaient déjà prises pour le 3 , une assistance protocolaire ne pouvait pas non plus s’improviser à l’aéroport du Bourget et ainsi le president et sa délégation avaient décollé le 5 juillet vers 15h en toute simplicité.

La rumeur ne peut pas changer les faits car des témoins comme les attestations matérielles peuvent toujours les contredire. La volonté de détourner le cour de l’histoire ne rendent pas service à la patrie.

Said Hilali

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