L’affront du président français aux Comores ! 

Simple dérapage verbal comme certains dirigeants français cherchent à le faire passer ? Peut-être mais cela n’évacue pas le fond de la question. Les psys trouvent bien des significations aux paroles manquées. Notre artiste Salim Ali Amir affirme à juste titre dans une de ses merveilleuses chansons « yizo mdru yahamba mzahani zilawa horohoni ». En somme le Comorien doit mesurer le mépris insolent et arrogant du nouveau et jeune président français. Il suit la voie de ses prédécesseurs. Rien de nouveau donc sous le ciel comorien. Le pays continuera à subir humiliation sur humiliation de la part de la France. Bien évidemment Macron a poussé trop loin le bouchon. Mettre les Comoriens sur le même plan que les poissons c’est de l’indignité, c’est inacceptable. S’il l’avait fait d’un autre peuple, il y aurait eu une levée de boucliers. Il est des questions de principe qui dépassent les intérêts mesquins, les petits calculs personnels. Mais à ce qu’il semble les « en-haut-de-en-haut » comoriens sont prêts à plier l’échine et les médias comoriens n’ont pas encore pris leur envol pour palier à l’absence d’une voix officielle.
Et pourtant on s’était surpris à rêver lorsque le président comorien affichait ses relations avec le Comité Maore, semblait initier un nouveau traitement de la question, lorsque le président comorien avait rejeté les diktats français sur la construction du nouvel hôpital, etc. Force est de s’interroger : ne s’agissait-il que d’un feu de paille ?
Un africain a écrit tant que la plupart des dirigeants de premier plan de l’Afrique se comporteront en supplétifs de la France, rien de vraiment bon ne nous arrivera et l’Afrique ne pèsera rien dans le traitement des affaires du monde, le Continent noir continuera à être traité avec mépris, au mieux avec condescendance.

En tout cas l’indignation comorienne est forte, sur les places publiques du pays et sur les réseaux sociaux, la colère est perceptible, elle étouffe et risque d’exploser !
Idriss Mohamed Chanfi

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*