L’Ambassadeur des Comores à Paris loge le Président dans une zone de rétention le 17 juin 2012

L’Ambassadeur des Comores à Paris loge le Président dans une zone de rétention

Le pauvre! Pour l’arrivée du Président des Comores à Paris, ce dimanche 17 juin 2012, il a fait confectionner des couronnes des plus belles fleurs. Il a lui-même supervisé la préparation des repas et choisi les menus, insistant sur les recettes les plus kitch. Mais, à un moment où une rumeur méchante et acide annonce la nomination de la ministre Sitti Kassim à la tête de l’Ambassade des Comores à Paris, l’actuel occupant de la vieille demoiselle de la rue Marbeau a mis les petits plats dans les grands, poussant sa propre humiliation jusqu’à servir lui-même les repas au Président et à sa suite. L’homme de la vieille fille de la rue Marbeau avait pris des dispositions pour que personne n’accède au Président, aidé en cela par son Protecteur Suprême, qui s’est mué en chef du Protocole, et les membres du fantomatique SHIMÉ déclarés seules personnalités dignes d’approcher le Président. Ça tourne à l’infantilisme.

Nos deux Messieurs avaient «raison» de créer une nouvelle barrière entre le Président et les Comoriens, eux qui ont logé le chef de l’État comorien dans un hôtel où vivent les clandestins qui doivent être expulsés de France. Un Président de la République dans un hôtel de clandestins! D’ailleurs, le Président n’y a croisé que de clandestins en cours d’expulsion. En même temps, deux personnalités originaires de Grande-Comore connues pour leur proximité avec le chef de l’État ont bravé l’interdiction de voir le Président décrétée par Leurs Seigneuries et ont ramené des notables pour accueillir dignement l’homme de Beït-Salam, poussant Leurs Suffisances au bord de l’apoplexie, si ce n’est de l’infarctus.

Échaudés et un rien perfides, les notables ont ravivé des plaies et, horreur des horreurs des Enfers, répété au Président ce que nous avons toujours soutenu sur notre site, à savoir: Sa Suffisance Monsieur le grand Ambassadeur vit professionnellement dans la division, et «travaille» dans et à la division à l’Ambassade. Pour mieux régner. Et quand, devant une brochette de notables, toujours ce dimanche 17 juin 2012, le copain de l’Ambassadeur a voulu prendre fait et cause pour ce dernier, il avait été sèchement sommé de la fermer. Buvant du petit-lait, l’ami du Président et ennemi intime du copain de l’Ambassadeur en a profité pour enfoncer l’Ambassadeur. Très grave. Une scène mémorable, à ce qu’il paraît.

Erreur fatale, l’Ambassadeur s’est créé un ennemi à Moroni, en la personne de son ministre de tutelle, le ministre des Relations extérieures himself. Ce Mohélien à la rancune tenace et à la détestation solide n’a pas oublié que jusqu’en 2011, avant la chute de Mouammar Kadhafi, en Libye, il était Ambassadeur à Tripoli. Quand, fuyant la guerre libyenne, ses enfants sont arrivés à Paris, l’Ambassadeur des Comores sur place, avait crânement refusé de les aider dans leurs démarches pour trouver une place à l’École. Il avait dit: «Je n’ai rien à fiche des enfants de l’Ambassadeur des Comores en Libye». Toujours, l’excès d’humanité et de compassion qui le caractérise. Or, l’ancien Ambassadeur des Comores à Tripoli est devenu ministre des Relations extérieures, et est le chef hiérarchique du Grand Seigneur de la rue Marbeau. Aujourd’hui, «Bakri» ne le reçoit jamais dans son bureau, mais dans les couloirs du ministère. Il devrait peut-être demander l’aide de Soifoine Abdou, dont la réputation au Maroc est tout simplement dégueulasse, au point que toute autorité comorienne qui fait la rencontre d’un diplomate marocain doit s’attendre à la question: «Connaissez-vous Soifoine Abdou? Il est très capable…». Traduit du marocain, ce n’est pas une louange. Bon courage…

Source; le mohelien

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